Une vive psychose s’est emparée de la population de Niania, dans la province de l’Ituri, après la découverte et l’acheminement de trois corps de conducteurs de motos-taxis sauvagement assassinés.
Certains d’entre eux ont été retrouvés décapités, une scène d’une extrême violence qui a plongé les habitants dans la peur et l’indignation.
Selon des sources locales, au moins 35 civils auraient été tués ce jeudi 2 avril 2026, accentuant un climat sécuritaire déjà très préoccupant dans la région.
Cette situation dramatique intervient dans un contexte marqué par une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Dans la nuit du mercredi au jeudi 2 avril, le village de Bafwakoa, situé sur la Route nationale numéro 4 (RN4), à environ 148 kilomètres de Mambasa en direction de Kisangani, a été la cible d’une incursion meurtrière.
D’après la société civile locale, plus de 60 % des habitations du village ont été incendiées. Plusieurs motos et véhicules ont également été réduits en cendres, tandis que de nombreux civils ont perdu la vie au cours de cette attaque.
Face à cette recrudescence de violences, l’avocat et acteur de la société civile Me Jospin Paluku Mbowa appelle les autorités congolaises à prendre des mesures urgentes et efficaces afin de mettre un terme à l’insécurité persistante qui continue de faire des victimes dans cette zone.
Pour rappel, au mois de mars dernier, plusieurs civils avaient déjà été tués par des éléments présumés des ADF/NALU sur un site minier de Mutshatsha, dans le territoire de Mambasa, à la lisière de la province de la Tshopo.
La population locale, prise au piège de cette spirale de violences, vit désormais dans une peur constante, en attendant des actions concrètes des autorités pour rétablir la sécurité.
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