Dans un contexte politique marqué par de vives tensions autour de la révision de la Constitution, une figure se distingue par sa posture mesurée et son sens de l’État : Grâce Neema Paininye.
Questeure Adjointe de l’Assemblée nationale, elle s’impose comme l’une des rares femmes politiques à défendre ouvertement un débat structuré, inclusif et dépassionné sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.
Alignée sur la vision du Président Félix Tshisekedi, l’élue plaide pour une réflexion nationale approfondie sur les réformes à apporter à la Constitution de 2006.
Si ce texte a contribué à stabiliser le pays au sortir des conflits, elle estime qu’il montre aujourd’hui ses limites face aux réalités contemporaines, notamment en matière de gouvernance, de coût du processus électoral et de fonctionnement des institutions provinciales.
Pour Grâce Neema, toute réforme constitutionnelle doit être menée avec rigueur, dans le respect strict des procédures parlementaires.
Elle appelle ainsi à une hiérarchisation claire des priorités législatives et met en garde contre toute précipitation susceptible de fragiliser l’équilibre institutionnel. Son engagement s’ancre également dans les réalités du terrain.
De retour de sa circonscription d’Ango, dans la province du Bas-Uélé, elle met en lumière les défis majeurs auxquels font face les populations : insécurité persistante, enclavement, accès limité aux soins de santé et à l’éducation, ainsi que le manque d’opportunités économiques. Autant de problématiques qui, selon elle, doivent guider toute réforme de la loi fondamentale.
Par ailleurs, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, elle a réaffirmé son engagement en faveur du leadership féminin. Elle souligne que malgré les avancées, des défis importants subsistent, notamment en matière d’éducation des jeunes filles, d’autonomisation économique et de lutte contre les violences basées sur le genre.
Dans un climat politique souvent dominé par les clivages, Grâce Neema Paininye incarne une approche responsable et tournée vers l’intérêt général.
Son plaidoyer pour un débat constitutionnel apaisé s’inscrit dans une vision plus large : faire de la Constitution un véritable levier de transformation sociale et de cohésion nationale au bénéfice de tous les Congolais.
Augustin Tsheza


