La situation nutritionnelle des enfants devient de plus en plus préoccupante dans le territoire de Basoko, situé à plus de 285 kilomètres au nord-ouest de Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Plusieurs cas de malnutrition touchant des enfants de moins de 10 ans sont signalés dans différentes localités, suscitant l’inquiétude des professionnels de santé et des familles.
Selon Sonne Kolonzike Bwana, nutritionniste de formation et expert engagé dans la collecte des données sur le terrain, le nombre de cas continue d’augmenter dans plusieurs aires de santé du territoire.
Les localités de Lokutu, Lokumete, Bafamba, Basoko-centre, Yalemba ainsi que plusieurs villages environnants figurent parmi les zones les plus affectées.
Face à cette situation alarmante, les familles concernées peinent à assurer une prise en charge adéquate des enfants souffrant de malnutrition, faute de moyens financiers suffisants.
« Nous sommes dépourvus de moyens financiers pour éradiquer ce fléau dans nos familles. Nous lançons un appel solennel aux personnes de bonne volonté, au gouvernement central, au gouvernement provincial ainsi qu’aux organisations sanitaires afin qu’ils viennent en aide à nos enfants. Basoko est en danger avec la multiplication des cas de malnutrition », a déclaré un parent d’enfant malnutri.
Pour Sonne Kolonzike Bwana, une intervention rapide des autorités et des partenaires humanitaires est indispensable afin d’éviter une aggravation de la crise nutritionnelle dans cette partie de la province de la Tshopo.
Outre les conséquences directes sur la santé des enfants, cette situation affecte également le quotidien de nombreux ménages. Les parents sont contraints de mobiliser leurs maigres ressources pour rechercher des soins et des solutions alimentaires adaptées à leurs enfants, perturbant ainsi les activités économiques et familiales.
Face à cette urgence sanitaire, les acteurs locaux plaident pour une assistance humanitaire immédiate, notamment en vivres, intrants nutritionnels et médicaments, afin de sauver des vies et prévenir une détérioration davantage de la situation.
Augustin Tsheza


