A Kananga, chef-lieu de la province du Kasai- central, des enfants nés à la suite de violences sexuelles liées aux conflits ont reçu leurs actes de naissance, une avancée importante dans la reconnaissance de leur identité et la garantie de leurs droits fondamentaux.
La remise de ces documents a eu lieu à l’issue d’un dialogue entre la Première Dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, et des victimes de violences sexuelles. La rencontre a été organisée avec l’accompagnement du Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV).
Bien plus qu’une simple formalité administrative, l’acte de naissance constitue un document essentiel qui reconnaît officiellement l’existence et l’identité de chaque enfant. Il permet également l’accès à plusieurs droits fondamentaux et participe à la restauration de la dignité des victimes et de leurs enfants, qui portent, dès leur naissance, les conséquences des violences liées aux conflits.
Le Kasaï-Central reste profondément marqué par les violences liées au phénomène Kamuina Nsapu, notamment les violences sexuelles, les grossesses issues de viols, les tueries, les déplacements forcés ainsi que la destruction d’habitations. Des séquelles qui continuent d’affecter durablement les femmes, les hommes, les enfants et des communautés entières.

Au cours de cette rencontre conduite par le directeur général du FONAREV, Patrick Fata Makunga, les victimes ont livré leurs témoignages et fait part des difficultés auxquelles elles restent confrontées. Tout en saluant l’accompagnement déjà engagé, elles ont plaidé pour l’approfondissement du processus de réparation, notamment à travers un soutien à la relance de leurs activités génératrices de revenus et à la reconstruction de leurs projets de vie.
En procédant à la remise des actes de naissance avant la clôture du dialogue, la Première Dame, également présidente de la Fondation LONA, a posé un acte à la fois juridique, social et humain.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche de réparation centrée sur les victimes et visant à restaurer leurs droits et leur dignité. Elle rappelle également qu’aucun enfant ne devrait être privé d’identité, de droits ou de dignité en raison des circonstances de sa naissance.


