Une vive inquiétude règne dans le territoire d’Ango, dans la province du Bas-Uélé, après l’enlèvement d’au moins treize enfants survenu le mercredi 8 avril 2026 dans le secteur de Zapai.
Les ravisseurs seraient des éléments de la coalition rebelle Séléka, venus de la République centrafricaine.
Selon Grâce Neema Paininye, élue du territoire d’Ango, cet acte dramatique illustre un grave vide sécuritaire dans cette zone frontalière. Elle dénonce une situation devenue récurrente, marquée par des incursions répétées de groupes armés étrangers opérant sans réelle opposition.
La députée pointe également du doigt des complicités locales présumées, évoquant notamment certains éleveurs Mbororo accusés de soutenir logistiquement ces groupes armés. « Cette insécurité persistante transforme notre territoire en un bastion de milices venues de la RCA », a-t-elle déclaré avec inquiétude.
D’après elle, le redéploiement récent des forces loyalistes vers le centre d’Ango aurait laissé plusieurs localités périphériques sans protection, facilitant ainsi ces enlèvements. La vaste zone forestière séparant la RDC de la RCA est également citée comme un facteur aggravant, servant de refuge aux assaillants.
À ce jour, les treize enfants enlevés restent introuvables, plongeant leurs familles dans une profonde détresse, d’autant plus que la reprise des activités scolaires prévue ce lundi 13 avril 2026 est fortement perturbée par cette insécurité.
Honorable Grâce Neema Paininye affirme avoir déjà engagé des échanges avec les autorités sécuritaires, qui auraient promis de prendre des mesures urgentes pour faire face à la crise. Elle appelle le gouvernement congolais à intervenir rapidement afin de restaurer la sécurité et obtenir la libération des enfants.
En attendant des actions concrètes, l’élue invite la population au calme et à faire confiance aux institutions, tout en insistant sur la nécessité de mettre définitivement fin à ce fléau qui continue de faire souffrir les habitants du territoire d’Ango.
Augustin Tsheza


