Aligné sur la feuille de route de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Centre de dépistage et de traitement de la lèpre et de l’ulcère de Buruli (CDTLUB) de la Fondation Raoul Follereau, basé à Pobè, ambitionne de mettre fin à la lèpre à l’horizon 2030.
Situé dans la commune de Pobè, à environ 97 kilomètres de Cotonou, dans le département du Plateau au sud-est du Bénin, le CDTLUB assure la prise en charge des pathologies liées aux maladies tropicales négligées à manifestation cutanée, dont l’élimination est prévue d’ici 2030.
S’exprimant à cet effet, le directeur du centre a reconnu l’ampleur du défi, tout en affirmant la détermination de son équipe à le relever.
« L’idée, c’est de faire la sensibilisation et d’administrer la chimioprophylaxie. C’est une technique qui permet, à long terme, d’éradiquer la lèpre. Nous sommes donc pleinement engagés dans cette démarche pour atteindre l’objectif de zéro lèpre d’ici 2030. Nous sommes bien alignés sur la feuille de route de l’OMS. C’est pour cela que nous disposons d’une équipe de dermatologie composée d’un médecin dermatologue et d’infirmiers qui l’accompagnent sur le terrain », a expliqué Oswald Attolou aux membres du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN).
Ces derniers effectuaient une visite de travail dans le cadre du 4ᵉ Forum des médias sur les maladies tropicales négligées (MTN), placé sous le thème : « De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des MTN ».

L’apport des médias fortement sollicité

Le directeur du CDTLUB a par ailleurs insisté sur le rôle crucial des médias dans la sensibilisation des populations.
« Nous souhaitons vraiment que les médias nous aident à relayer l’information et à renforcer la sensibilisation, car le défi reste énorme. Malgré nos efforts, de nombreux patients continuent de recourir aux tradi-thérapeutes et nous arrivent ensuite dans un état catastrophique », a-t-il confié, visiblement ému par la visite.
Il a poursuivi en lançant un appel pressant :
« Si les médias peuvent nous aider à sensibiliser les populations pour qu’elles comprennent que, face à un problème de santé, il faut se rendre directement à l’hôpital, je pense que nous pourrons sauver des vies. Les patients pourront alors repartir sans séquelles. C’est notre souhait et notre requête à l’endroit des médias. »
Ce 4è Forum a bénéficié de l’appui financier et technique de l’Ong internationale de Speak Up Africa, de la Fondation Raoul Follereau, du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pays, Forum Galien Afrique, de Brands of a Mission et de la Fondation Gates.

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