Les habitants de Bukavu et de Goma doivent se préparer à une semaine de perturbations électriques. La Société Nationale d’Électricité (SNEL), direction Sud-Kivu, a annoncé que la centrale hydroélectrique de Ruzizi 1 verra sa production réduite à partir du 10 février 2026, en raison de travaux préparatoires indispensables à sa réhabilitation.
Ces installations, mises en service en 1958, nécessitent une modernisation complète des groupes turbo-alternateurs pour garantir une fourniture d’électricité fiable et durable.
Pendant cette période, la centrale ne produira plus que 15 MW, obligeant la SNEL à mettre en place des mesures d’équilibrage, dont l’ouverture partielle de la vanne de fond n°3 à 50 %, pour laisser passer un débit vers la centrale de Ruzizi 2.
Les abonnés des deux provinces doivent donc s’attendre à des délestages sévères, qui perturberont la vie quotidienne, le fonctionnement des commerces et des services publics.
Les réactions des citoyens reflètent l’inquiétude mais aussi la compréhension de l’importance des travaux.
« Travailler ou faire tourner nos petites entreprises sans électricité devient un vrai casse-tête. Nous espérons que cette modernisation mettra fin aux pannes constantes », explique Alice Ndayisenga, commerçante à Goma.
Jean-Pierre Mukoko, habitant de Bukavu, ajoute : « Nous savons que ces travaux sont nécessaires, mais j’espère que la situation redeviendra normale rapidement. Chaque coupure nous complique la vie. »
La SNEL insiste sur le caractère vital de cette opération, présentant ses excuses pour les désagréments, qui sont indépendants de sa volonté. Le retour à une fourniture normale est prévu pour le 17 février 2026, avec une possibilité de reprise anticipée si les expertises techniques progressent plus vite que prévu.
Pour les habitants de Bukavu et Goma, cette semaine de délestages représente un test de patience, mais également une étape nécessaire pour espérer bénéficier d’une électricité stable et sécurisée à long terme.



