Trois jeunes hommes arrêtés dans le territoire de Basoko après avoir revendiqué la construction d’un pont communautaire ont été libérés ce mercredi 4 mars 2026 au parquet général de Kisangani, après quelques heures d’audition.
Leur relaxe est intervenue notamment grâce à l’intervention du député provincial élu de Basoko, Emmanuel Makoka.
Ces jeunes, membres d’une même famille, du village Yaboloko, groupement Winawina, avaient été accusés par la société forestière Fodeco, qui exploite le bois dans la localité de Yaliwasa, territoire de Basoko, en province de la Tshopo. Leur tort, selon plusieurs sources locales, aurait été d’avoir réclamé la construction du pont Mokeke dans le groupement Monduka-Opandu.
Ce pont est considéré comme une infrastructure essentielle pour les populations riveraines, car il faciliterait le transport des produits agricoles et la circulation des habitants sur un axe très fréquenté et à forte production.
D’après les informations recueillies sur place, la société Fodeco n’aurait pas respecté certains engagements contenus dans le cahier des charges signé avec les communautés locales, notamment la construction de cette infrastructure.
Les trois jeunes hommes sont : Alonga Mikanda Michel, Alonga Anelia Pierre et Alonga Mikanda Mangole ; ont été interpellés dans la nuit du samedi 28 février 2026 à Basoko, sans procès-verbal ni mandat d’arrêt, et sans audition préalable au parquet local, selon leurs proches. Ils ont ensuite été transférés le lundi 2 mars au parquet général de Kisangani.
Informé de la situation, le député provincial Emmanuel Makoka est intervenu auprès des autorités judiciaires. Après examen du dossier, le procureur a ordonné leur libération sans condition.
Cette décision a été largement saluée par les familles des concernés, tant à Basoko qu’à Kisangani.
Selon le député provincial, les trois jeunes regagneront leurs localités respectives ce vendredi 6 mars 2026 afin de reprendre leurs activités habituelles.
Par ailleurs, plusieurs voix appellent les autorités locales à veiller au respect des cahiers des charges dans les dossiers d’exploitation forestière.
Les communautés riveraines estiment que les sociétés opérant dans la région doivent honorer leurs engagements sociaux afin d’éviter les tensions et les accusations injustifiées.
Augustin Tsheza


