A Bukavu, dans le quartier Panzi, une femme a été interpellée le samedi 4 avril après avoir admis son implication dans l’enlèvement d’une fillette, une opération qui aurait été motivée par une tentative d’extorsion financière.
Ce fait divers, qui suscite de vives inquiétudes au sein de la population, s’inscrit dans un contexte où ce type d’actes semble prendre de l’ampleur dans la ville.
Selon des informations recueillies sur place, les cas d’enlèvements ciblant des mineurs deviennent de plus en plus fréquents, alimentant un climat de peur chez les familles. Cette situation pousse les habitants à renforcer la surveillance de leurs enfants, notamment dans les espaces publics et lors des déplacements quotidiens.
Face à cette dérive, l’Association d’assistance aux groupes sociaux marginalisés (Assist ASBL) s’élève contre ces pratiques qu’elle juge inacceptables. À travers sa coordinatrice, le Docteur Léonie Saidi, la structure dénonce des atteintes graves à la dignité humaine et met en lumière certains facteurs explicatifs, parmi lesquels la précarité sociale, la recherche de profits faciles ainsi que l’influence de substances psychoactives.
L’organisation insiste également sur la nécessité d’une réponse globale, combinant prévention, sensibilisation et répression. Elle appelle les familles à renforcer la vigilance autour des enfants, tout en exhortant les services de sécurité à intensifier les mécanismes de protection et de surveillance dans les zones à risque.
Par ailleurs, le Docteur Léonie Saidi estime que la prise en charge des auteurs ne devrait pas se limiter aux sanctions judiciaires. Elle plaide pour un accompagnement psychosocial afin de traiter les causes profondes de ces comportements, dans une approche visant à réduire durablement ce phénomène inquiétant.



