La communauté académique et médicale de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de Bukavu a été sensibilisée sur l’importance d’une prise en charge complète des patients, combinant à la fois les traitements curatifs et les soins palliatifs.

Cette initiative vise à améliorer la qualité des soins en tenant compte de toutes les dimensions de la personne malade.

Organisée le vendredi 3 avril 2026 au sein de l’institution, cette conférence scientifique a mis en lumière la nécessité d’une approche multidisciplinaire englobant les aspects psychologiques, physiques, sociaux et spirituels du patient. Les intervenants ont insisté sur le fait que soigner ne se limite pas uniquement à traiter la maladie, mais implique également un accompagnement global de l’individu.

Intervenant au cours de cette rencontre, Florentin Jandarme, spécialiste en santé mentale au centre hospitalier de l’ISTM/Bukavu et doctorant en psychologie à l’Université de Lubumbashi, a souligné que certaines pathologies échappent encore aux capacités curatives de la médecine moderne. Il a notamment évoqué des affections telles que le cancer, certaines maladies respiratoires, des troubles psychiatriques ou encore des handicaps, qui nécessitent une prise en charge spécifique axée sur le soulagement et l’accompagnement.

Dans ce contexte, les soins palliatifs apparaissent comme une réponse essentielle pour atténuer la souffrance, prévenir les complications et offrir un soutien humain constant aux patients. Ils permettent également d’assurer une fin de vie digne, entourée d’attention et d’empathie. « Cette approche doit être comprise et portée par tous, car chacun peut être concerné directement ou indirectement », a-t-il insisté.

Pour sa part, le médecin directeur du centre hospitalier de l’ISTM/Bukavu, le Dr Frank Chalazire, a rappelé que la médecine curative conserve toute sa place, malgré ses limites face à certaines maladies. Il a plaidé pour une démarche rigoureuse basée sur le diagnostic, l’examen clinique et surtout la prise en compte de la douleur du patient, en particulier dans les cas de maladies incurables.

Clôturant les échanges, le secrétaire général à la recherche, CT John Ndacheteré Mutayongwa, a exhorté les participants à traduire ces enseignements en actions concrètes. Il a encouragé enseignants, étudiants et professionnels de santé à intégrer cette complémentarité dans leur pratique quotidienne, afin de garantir une prise en charge réellement centrée sur le patient.

Placée sous le thème « Les soins palliatifs : approches et enjeux dans le contexte actuel », cette conférence a permis de poser les bases d’une meilleure compréhension de cette dimension encore peu connue, mais essentielle du système de santé.

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