La ville de Bukavu est confrontée à une situation préoccupante marquée par la disparition progressive d’un nombre croissant d’enfants dont l’âge varie entre 7 et 10 ans.
Selon plusieurs défenseurs des droits humains et acteurs de la société civile locale, la majorité de ces cas concerne des enfants issus de familles déplacées par les conflits armés, aujourd’hui installées en grand nombre dans la commune de Bagira.
D’après les témoignages recueillis sur place, ces enfants vivent dans une extrême précarité qui les pousse à chercher eux-mêmes des moyens de subsistance. Beaucoup d’entre eux se livrent à de petites activités informelles telles que le lavage de véhicules, le transport de marchandises ou encore de petits commerces de rue afin d’aider leurs familles à survivre au quotidien.
Blaise Musole, défenseur des droits humains dans la commune de Bagira, indique que cette situation expose les enfants à de multiples risques. Livrés à eux-mêmes pendant de longues heures, certains perdent leurs repères dans la ville et ne parviennent plus à retrouver le chemin du retour vers leurs familles à la tombée de la nuit. Cette réalité favorise ainsi les cas de disparitions, souvent difficiles à retracer.
Face à cette situation alarmante, les organisations de la société civile appellent les autorités locales et les partenaires humanitaires à renforcer les mécanismes de protection de l’enfance, notamment par l’encadrement des enfants déplacés, la sensibilisation des parents et la mise en place d’espaces sûrs. Elles estiment qu’une action urgente et coordonnée est nécessaire pour prévenir de nouvelles disparitions et garantir la sécurité de ces enfants particulièrement vulnérables.


