L’accumulation de déchets ménagers dans plusieurs quartiers de Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo, suscite des inquiétudes croissantes quant aux risques sanitaires, des experts appelant les autorités à renforcer les dispositifs de collecte et d’assainissement.
Plusieurs secteurs de la ville de Bukavu sont confrontés à une accumulation de déchets ménagers non évacués, transformant des ronds-points et des espaces non bâtis en dépotoirs à ciel ouvert, notamment dans la commune d’Ibanda. Cette situation alimente les craintes d’une dégradation des conditions d’hygiène et d’une augmentation des risques de maladies liées à l’insalubrité.
Selon Daniel Murhula, chercheur en gouvernance et en gestion des ressources naturelles, les autorités devraient mettre en place des mécanismes efficaces de gestion des déchets et d’assainissement, accompagnés de politiques environnementales durables, afin de limiter les risques pour la santé des populations.
L’expert estime que l’accumulation des immondices favorise la prolifération de vecteurs de maladies, notamment les mouches, les moustiques et les rongeurs, tout en augmentant les risques de contamination de l’environnement et des sources d’eau, particulièrement pendant les périodes de pluie.
Face à cette situation, plusieurs habitants et acteurs locaux appellent les autorités à renforcer les opérations d’évacuation des déchets et les mesures de prévention, estimant qu’une intervention rapide est indispensable pour éviter une détérioration de la santé publique et du cadre de vie des populations de Bukavu.



