Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba Mulumba, a procédé ce jeudi 27 août 2026 au lancement officiel de la campagne de vaccination contre la maladie à virus Ebola dans la province de la Tshopo.

La cérémonie s’est déroulée à l’Hôpital général de référence de Makiso, en présence des autorités politico-administratives, des professionnels de santé et des partenaires techniques et financiers.

A cette occasion, le ministre a salué l’engagement du personnel soignant, particulièrement exposé depuis le début de cette épidémie. Il a rendu hommage aux prestataires de soins qui, malgré les risques de contamination, continuent d’assurer la prise en charge des patients et de contribuer à la riposte.

Selon le ministre, l’épidémie, déclarée officiellement le 15 mai dernier, a connu une progression préoccupante, passant de trois zones de santé initialement touchées à plusieurs dizaines de zones de santé dans différentes provinces. La maladie a notamment atteint l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uele, le Bas-Uele et la Tshopo.

Face à cette évolution, le ministère de la Santé entend renforcer les mesures de riposte en s’appuyant sur les données scientifiques disponibles. Le gouvernement a ainsi décidé d’introduire la vaccination avec plus de 50 000 doses déjà réceptionnées, en priorité pour les prestataires de soins et dans un second temps, pour les personnes ayant été en contact à haut risque avec des cas confirmés.

Le Dr Samuel Roger Kamba Mulumba a précisé que le vaccin utilisé est celui développé contre le virus Ebola de type Zaïre. Les premières observations scientifiques laissent penser qu’il pourrait offrir une protection croisée contre la souche Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle. Il a toutefois souligné que des études complémentaires sont nécessaires afin de déterminer avec précision le niveau de protection.

« Nous ne pouvons pas attendre que toutes les études nous donnent une réponse définitive », a expliqué le ministre, insistant sur la nécessité d’agir rapidement dans un contexte d’urgence sanitaire.

 La Tshopo parmi les provinces prioritaires

Le choix de la Tshopo pour le lancement de cette campagne s’explique notamment par la présence de cas confirmés dans la province. Le ministre a appelé les autorités provinciales et la population à maintenir une vigilance maximale afin d’empêcher une nouvelle propagation du virus.

Il a également encouragé les prestataires de soins à accepter la vaccination, estimant que leur protection constitue un élément essentiel de la lutte contre l’épidémie.

 Le ministre a par ailleurs évoqué l’utilisation du Remdesivir chez certains contacts à haut risque

Selon lui, les résultats observés dans la Tshopo sont encourageants, plusieurs personnes ayant reçu ce traitement préventif n’ayant pas développé la maladie. Il a appelé le personnel de santé à respecter les mesures médicales recommandées par les équipes de riposte.

 Appel à la vigilance de la population

Devant les autorités et les professionnels de santé, le ministre a rappelé que la transmission du virus se fait notamment par contact avec une personne infectée ou avec le corps d’une personne décédée de la maladie.

Il a exhorté la population à éviter les contacts physiques avec les personnes présentant des symptômes suspects et à signaler rapidement tout décès suspect aux équipes de la riposte afin qu’un enterrement sécurisé puisse être organisé.

Le gouvernement, a-t-il assuré, reste déterminé à renforcer les moyens logistiques et sanitaires nécessaires à la riposte. Il a notamment rappelé qu’à la suite d’une précédente visite à Kisangani, des ambulances et des moyens supplémentaires avaient été acheminés dans la province pour soutenir les équipes sur le terrain.

En effet, la cérémonie de lancement a réuni plusieurs personnalités, parmi lesquelles le vice-gouverneur de la Tshopo, des députés provinciaux, le directeur général de l’Institut national de santé publique, le directeur national du Programme élargi de vaccination, le chef de division provinciale de la Santé, Dr Bienvenu Ikomo, ainsi que le ministre provincial de la Santé, Dr Simon Bokongo Kawaya.

A l’Hôpital général de référence de Makiso, le personnel médical a été le premier à recevoir la première dose, donnant ainsi le coup d’envoi officiel de la campagne de vaccination contre Ebola dans la province de la Tshopo.

L’NSP insiste sur le respect des mesures barrières

L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :

✅ Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;

✅ Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;

✅ En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.

🔎 La vigilance et la prévention sauvent des vies

Augustin Tsheza

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