Le Fonds des Nations unies pour l’enfance, UNICEF, se dit profondément préoccupé par les flambées de la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola de la souche Bundibugyo confirmées en République démocratique du Congo et en Ouganda, ainsi que par le risque croissant pesant sur les enfants et les communautés vulnérables dans l’ensemble de la région.
Dans un communiqué parvenu à Congo Croissance, l’agence onusienne affirme avoir activé son niveau d’urgence le plus élevé une urgence organisationnelle de niveau 3 afin de renforcer à l’échelle de l’organisation les mesures de préparation et de riposte dans les zones touchées et à risque.
Ce dispositif vise notamment à faciliter l’accès immédiat à des financements flexibles, à accélérer le déploiement du personnel d’urgence, à simplifier les procédures opérationnelles au niveau des bureaux nationaux et à renforcer la coordination entre les bureaux régionaux et le siège, afin de soutenir efficacement les enfants et les familles affectés par l’épidémie.
Sur le terrain, l’UNICEF travaille en collaboration avec plusieurs partenaires, notamment Organisation mondiale de la Santé et Africa CDC, pour appuyer les efforts des gouvernements concernés.
Selon l’UNICEF, chaque flambée d’Ebola met les enfants en danger, non seulement à cause du virus lui-même, mais également en raison des perturbations qu’elle entraîne dans les systèmes de santé, de nutrition, d’éducation et de protection sociale. L’organisation appelle ainsi à garantir un accès humanitaire immédiat, sûr et durable aux communautés touchées, particulièrement dans l’est de la RDC, afin de permettre une assistance efficace aux enfants et aux familles vulnérables.
À ce jour, avait précisé le ministre congolais de la Santé publique, 136 décès ont été enregistrés parmi 543 cas suspects signalés depuis le début de l’épidémie dans la province de l’Ituri. En Ouganda, deux cas, dont un décès, ont été signalés.
Pour l’UNICEF, ces chiffres illustrent l’urgence de soutenir les gouvernements dans la mise en œuvre de mesures rapides pour contenir l’épidémie et freiner sa propagation, notamment grâce à la mobilisation communautaire, à l’implication des parties prenantes et au renforcement de la coordination transfrontalière.
Face à cette situation, l’UNICEF a déjà acheminé à Bunia près de 50 tonnes de matériel destiné à la prévention et au contrôle des infections, comprenant notamment des désinfectants, du savon, des équipements de protection individuelle, des comprimés de purification d’eau ainsi que des réservoirs d’eau.
Une équipe multidisciplinaire d’intervention d’urgence doit également être déployée afin de fournir une assistance technique dans plusieurs domaines prioritaires, notamment la communication sur les risques et la mobilisation communautaire. L’objectif est de sensibiliser les familles aux modes de transmission du virus et aux moyens de réduire les risques d’infection.
Alors que plus de 2 000 agents de santé communautaires sont déjà mobilisés sur le terrain, l’agence onusienne estime qu’un renforcement urgent des capacités humaines et des ressources matérielles demeure nécessaire pour assurer une couverture efficace des zones touchées, notamment celles difficiles d’accès.
Moins courante que la souche Zaïre, la souche Bundibugyo actuellement en circulation en RDC et en Ouganda ne dispose, à ce jour, d’aucun vaccin ni traitement approuvé.
Dans ce contexte, l’insécurité persistante, les difficultés d’accès et la forte mobilité des populations augmentent considérablement les risques de propagation rapide dans les zones affectées et les régions voisines. Les enfants figurent parmi les plus vulnérables face aux conséquences des flambées d’Ebola, qui perturbent les services essentiels, coûtent la vie à des parents et tuteurs, exposent les survivants à la stigmatisation et accentuent les risques psychosociaux et sécuritaires.
Pour l’UNICEF, une action rapide, une mobilisation communautaire fondée sur la confiance ainsi qu’un soutien continu aux intervenants de première ligne et aux agents de santé communautaires seront essentiels pour protéger les enfants et contenir la propagation du virus.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières
L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :
✅ Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;
✅ Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;
✅ En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.
🔎 La vigilance et la prévention sauvent des vies