Les populations déplacées fuyant les violences dans la province de l’Ituri, et transitant par le Haut-Uele, ont pu faire vacciner leurs enfants malgré un contexte sécuritaire difficile, notamment dans le territoire de Watsa.
Selon le chef de Division provinciale de la santé, cette situation a constitué l’un des principaux défis lors de la campagne de vaccination organisée du 16 au 18 avril 2026 à travers toute la province.
Le Haut-Uele, voisin de l’Ituri, fait face aux répercussions de l’insécurité persistante dans cette région, marquée par la présence de plusieurs groupes armés, dont les Forces démocratiques alliées, les milices Maï-Maï, Zaïre et la Coopérative pour le développement du Congo.
« Nous étions obligés de prendre en charge ces populations déplacées lors des journées vaccinales. Ce qui fait que la quantité de vaccins initialement prévue pour le territoire de Watsa s’est révélée insuffisante. Nous avons dû transférer une partie du stock disponible à Isiro pour répondre à la demande. C’est pourquoi les activités de vaccination se poursuivent encore dans cette zone », a expliqué le docteur Patrick Banza, lors d’un entretien accordé au Réseau des journalistes Amis de l’Enfant (Rjae).
Malgré ces contraintes, les autorités sanitaires restent optimistes. Sauf imprévu, toutes les zones de santé devraient clôturer les opérations, bien que certaines aient connu des retards liés aux intempéries et aux difficultés logistiques.
En attendant les résultats définitifs, la Division provinciale de la santé annonce déjà des performances encourageantes. « Nous avons atteint environ 104 % des enfants vaccinés », a précisé le docteur Patrick Banza, évoquant un phénomène de ratissage dû à l’afflux de populations en provenance de l’Ituri.
En effet, plusieurs zones du Haut-Uele, notamment Wamba et Gombari, ont accueilli des déplacés ayant fui des localités comme Nyanya et Mambasa, confrontées à une dégradation de la situation sécuritaire.
Cette campagne de vaccination contre la poliomyélite sont organisées par le Gouvernement congolais par son ministère congolais de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers notamment UNICEF, Organisation mondiale de la Santé, Gavi, the Vaccine Alliance, SANRU Asbl, USAID, la Fondation Bill et Melinda Gates et Rotary International.


