Un violent incendie survenu dans la nuit de dimanche à lundi sur l’avenue Irambo, au quartier Nyalukemba, dans la commune d’Ibanda à Bukavu, aurait fait trois morts et touché près de 500 maisons, selon un bilan provisoire. L’ampleur exacte des dégâts reste encore à établir.
Le feu s’est déclaré au cours de la nuit du 20 au 21 septembre 2026, plongeant les habitants dans la panique. Plusieurs familles ont été contraintes de quitter précipitamment leurs habitations pour se mettre à l’abri et tenter de sauver quelques biens.
« Nous avons été réveillés par les cris. Le feu était déjà très important et les flammes se propageaient rapidement. Les habitants faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour sauver les personnes et les biens», témoigne un riverain.
Selon les premières informations recueillies après le sinistre, trois personnes auraient perdu la vie. Plusieurs familles auraient également vu leurs habitations endommagées ou détruites. Le nombre exact de maisons touchées doit encore être confirmé par les autorités compétentes.
« C’était la panique dans le quartier. Les gens couraient dans tous les sens pour essayer de sauver leurs affaires. Beaucoup de maisons ont été touchées et nous ne savons pas encore comment les familles vont faire pour passer les prochains jours », raconte un autre habitant.
Un troisième témoin décrit l’ampleur du sinistre : « Le feu était très violent. Nous avons vu plusieurs familles sortir précipitamment de leurs maisons avec quelques biens seulement. Certaines personnes ont pratiquement tout perdu. »
Ce nouvel incendie intervient alors que Bukavu est confrontée à une série de sinistres dans plusieurs quartiers. La répétition de ces incendies relance les préoccupations sur la prévention, l’accessibilité des voies, les conditions de construction et les moyens disponibles pour intervenir rapidement en cas de départ de feu.
Au-delà des pertes humaines et matérielles, l’incendie soulève également une préoccupation environnementale. Les fumées et les matériaux brûlés peuvent affecter temporairement la qualité de l’air. Les débris et les cendres abandonnés sur le site pourraient également être entraînés par les pluies vers les sols et les eaux. Une évaluation des services spécialisés permettrait de déterminer l’ampleur de ces risques.
Alors que les familles touchées attendent une assistance, l’établissement d’un bilan officiel reste désormais essentiel pour déterminer avec précision le nombre de victimes, les maisons détruites ou endommagées et les besoins urgents des sinistrés. À Irambo, au lendemain de cette nuit dramatique, les habitants restent confrontés aux conséquences d’un incendie dont l’ampleur apparaît déjà considérable.



