Confrontée à la pression des insectes nuisibles et à plusieurs contraintes techniques, la Coopérative Agro-Pastorale pour l’Autonomisation de la Femme à la Base (CAPAFB) renforce l’encadrement de ses Champs Écoles Paysans afin de sécuriser la production agricole.
Le mercredi 20 avril 2026, le chef de programme, Prince Murhula Mushoho, a effectué une mission de terrain dans quatre sites situés à Bukunda, Kavumu et Bwirembe, en territoire de Kabare, pour évaluer la situation et ajuster les interventions.
Cette visite a permis de dresser un état des lieux contrasté, entre progrès observés et difficultés persistantes qui menacent les rendements de la saison culturale B. Sur chaque site, les femmes bénéficiaires poursuivent leurs activités avec détermination, malgré des défis qui exigent des réponses rapides et adaptées.
À Bukunda, les exploitations couvrant 8 000 m² combinent cultures d’arachides, de soja et de maïs. Le deuxième sarclage est déjà en cours, tandis que l’utilisation de l’insecticide Dudu a contribué à limiter la propagation des chenilles légionnaires. Toutefois, une partie du champ reste exposée, faute de moyens suffisants pour achever les traitements. Les encadreurs locaux plaident pour un soutien logistique, notamment pour la location d’équipements de pulvérisation.
Du côté de Kavumu, deux sites ont retenu l’attention de la mission. L’un est consacré à la reproduction des haricots grimpants, l’autre à une culture associée de maïs et de soja. Ici, la situation est jugée préoccupante : les cultures nécessitent en urgence un second désherbage ainsi qu’un traitement phytosanitaire pour éviter des pertes importantes liées à l’invasion des ravageurs.
À Bwirembe, les cultures de soja affichent un retard dans les travaux d’entretien. Un deuxième sarclage s’impose pour améliorer la croissance des plants et optimiser les perspectives de récolte.
Au terme de cette tournée, plusieurs orientations ont été formulées pour renforcer l’efficacité des actions. Il s’agit notamment d’améliorer la coordination entre les équipes de terrain et l’administration, de stimuler l’engagement des agents impliqués dans les travaux agricoles, et de consolider l’appui technique. L’introduction d’un engrais foliaire, tel que Rapid Grow, a également été recommandée pour revitaliser les cultures de maïs jugées faibles.
À travers ces mesures, la CAPAFB entend consolider les acquis et accompagner durablement les femmes rurales dans la lutte pour la sécurité alimentaire et l’autonomisation économique.


