Après cinq jours sans notification de nouveaux cas, deux nouvelles infections de choléra ont été enregistrées le samedi 6 février 2026 dans le groupement d’Ishungu, en territoire de Kabare, à environ 30 kilomètres au nord de la ville de Bukavu.
L’information a été confirmée par Télésphore Rukiko, infirmier titulaire du centre de santé de Lugendo. Selon lui, cette situation rappelle que le risque de propagation de la maladie demeure réel dans la zone, malgré une accalmie observée au cours des derniers jours.
« La menace du choléra reste permanente. Nous devons maintenir les mesures de prévention et la vigilance au sein de la communauté », a-t-il indiqué.
Les professionnels de santé attribuent cette résurgence à plusieurs facteurs aggravants. Parmi eux figurent la promiscuité liée aux déplacements massifs de populations, fuyant les violences armées dans certaines localités voisines. Ces mouvements de population entraînent souvent des conditions de vie précaires, favorisant la propagation des maladies hydriques.
Un autre facteur préoccupant reste la consommation d’eau provenant de sources non protégées ou insalubres, en l’absence d’infrastructures adéquates d’approvisionnement en eau potable. Cette situation expose davantage les ménages au risque de contamination.
Face à cette menace sanitaire, les autorités sanitaires locales appellent les communautés à renforcer les pratiques d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, le traitement de l’eau de boisson et le recours rapide aux structures de santé en cas de symptômes tels que diarrhée aiguë ou vomissements.
Alors que la région continue de faire face à des défis sécuritaires et humanitaires, les acteurs de santé insistent sur la nécessité d’un soutien accru en eau, hygiène et assainissement afin de prévenir une éventuelle flambée épidémique dans le territoire de Kabare.



