Les salles de classe sont restées fermées dans plusieurs établissements du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, à la suite des combats qui secouent cette partie orientale de la République démocratique du Congo depuis le 23 février 2026.
D’après le responsable de la Sous-division éducationnelle Sud-Kivu 1, Pascal Nteranyi, pas moins de 3 112 apprenants sont contraints de rester chez eux en raison de la dégradation du climat sécuritaire. Cette paralysie du secteur éducatif découle des affrontements opposant les combattants dits Wazalendo aux rebelles de l’Alliance Fleuve Congo-M23.
Les premières détonations ont été entendues le dimanche 23 février, avant une montée en intensité des échanges de tirs, particulièrement dans les environs de Katasomwa. Dès 9 heures, le lundi suivant, plusieurs directions d’écoles ont décidé d’interrompre les enseignements pour protéger les élèves et le personnel éducatif.
La situation a pris une tournure encore plus préoccupante lorsqu’une écolière a été atteinte par un projectile à la jambe dans l’enceinte du Complexe scolaire Katasomwa. Cet épisode dramatique met en lumière la vulnérabilité des enfants pris au piège d’un contexte de violence persistante.
Au total, une dizaine d’établissements ont suspendu leurs activités, parmi lesquels EP Katasomwa, EP Ilunga, EP Mushing, EP Buvanga, EP Nyawaronga, EP Bushaku, EP Hekima, EP Gahinga, l’Institut Kuha/Katasomwa et l’Institut Kabasi.
Face à cette crise, les autorités éducatives locales exhortent les instances compétentes à prendre des dispositions urgentes afin de rétablir un minimum de sécurité. L’objectif reste clair : garantir aux élèves et aux enseignants un cadre propice à l’apprentissage, loin des bruits d’armes et de la peur.


