Une crise humanitaire silencieuse est en train de s’installer au cœur de la capitale. Depuis la fin du mois d’avril 2026, les robinets sont désespérément secs dans la commune de Bumbu.
Trois semaines sans une goutte d’eau courante : la situation est désormais jugée très alarmante par les résidents, qui appellent à une intervention d’urgence.
Le calvaire quotidien des ménages
Priver d’eau une municipalité entière revient à paralyser la vie de milliers de familles.
Aujourd’hui à Bumbu, se procurer cette ressource vitale est devenu un parcours du combattant, mais aussi un gouffre financier.
Pour espérer remplir un simple bidon de 25 litres, les habitants doivent débourser entre 500 FC et 1 000 FC. À ce coût exorbitant pour les bourses locales, s’ajoute le prix du transport pour acheminer les récipients sur de longues distances, les points d’approvisionnement se trouvant en dehors de la commune.
« Nous n’en pouvons plus. L’eau c’est la vie, et aujourd’hui à Bumbu, la vie coûte trop cher. Nous passons nos journées à chercher de l’eau au lieu d’aller travailler ou d’envoyer les enfants à l’école de manière sereine », déplore un père de famille.
Un appel pressant à la Regideso et aux autorités
Face à ce risque sanitaire et social majeur, la population se sent abandonnée. L’urgence de la situation exige des mesures immédiates
Il est impératif que les autorités urbaines, le gouvernement provincial de Kinshasa et les responsables de la Regideso (Régie de distribution d’eau) sortent de leur silence. Une issue favorable doit être trouvée sans délai pour rétablir la desserte et sauver les habitants de la commune de Bumbu, ainsi que ceux des municipalités environnantes qui partagent le même calvaire.
Chaque jour qui passe sans eau aggrave la précarité et menace la santé publique.
Les regards sont désormais tournés vers les décideurs : l’heure n’est plus aux promesses, mais aux actions concrètes.
Augustin Tsheza



