Deux semaines après une pluie diluvienne qui a gravement endommagé l’école primaire Sotraco de la communauté CBFC, dans la commune de Kisangani 1, les élèves continuent d’étudier dans des conditions extrêmement précaires.
Les salles de classe ayant été fortement touchées, plusieurs dizaines d’enfants suivent désormais les cours sous les arbres ou dans des abris de fortune.
Face à cette situation alarmante, un appel pressant à la solidarité et à l’intervention urgente des autorités a été lancé pour éviter une déperdition scolaire.
En mission de constatation sur le site, le rapporteur de l’Assemblée provinciale, assumant l’intérim du président, Paul Lokesa Bomboli, a exprimé son inquiétude devant l’ampleur des dégâts.
« Nous avons jugé bon de quitter nos bureaux pour venir constater les dégâts subis par cette école. Nous allons saisir le gouverneur de province pour une solution rapide et demandons en même temps aux responsables de la CBFC de contribuer à la reconstruction de cette école », a-t-il déclaré.
Les infrastructures scolaires, fragilisées par les intempéries, ne permettent plus un encadrement normal des élèves. Cette situation expose les enfants à des risques sanitaires et compromet sérieusement la qualité de l’apprentissage.
L’élu provincial a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective, invitant l’exécutif provincial, les responsables de l’église CBFC, les fidèles ainsi que toute personne de bonne volonté à unir leurs efforts afin de garantir aux élèves un cadre d’apprentissage sûr et digne.
De son côté, le directeur de l’établissement, M. Moïse Yakusu, a salué la visite des autorités provinciales, qu’il considère comme un signe d’espoir pour la communauté éducative.
« La présence des autorités signifie beaucoup pour nous. Cela montre qu’elles se préoccupent de notre situation. Nous espérons que des solutions concrètes seront trouvées pour permettre à nos enfants d’étudier dans de bonnes conditions », a-t-il souligné.
Alors que les activités scolaires restent perturbées depuis près de deux semaines, la communauté attend désormais des actions concrètes et rapides. L’avenir de plusieurs dizaines d’élèves de Kisangani 1 en dépend.
Augustin Tsheza


