Ouverture d’un centre de formation par la Fondation Gisèle Bombele a franchi une nouvelle étape dans son engagement en faveur de la réinsertion sociale des détenus à Kisangani.
Ce samedi 12 septembre 2026, elle a procédé à la remise officielle d’outils de dernière génération destinés à la formation professionnelle des prisonniers de la prison centrale de Kisangani.
La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur général de la prison centrale, M. Okondji Amuri Junior, des membres de la Fondation Gisèle Bombele ainsi que de la presse locale.
Pour cette première phase, 35 détenus, dont 15 femmes et 20 hommes, bénéficieront de cette initiative. Les femmes seront formées dans le domaine de la coupe et couture, tandis que les hommes seront orientés vers la menuiserie.
A travers ce programme, la Fondation entend contribuer à la réinsertion socio-économique des détenus en leur dotant de compétences susceptibles de leur permettre de devenir autonomes après leur détention. L’initiative vise également à offrir aux jeunes des alternatives concrètes à la délinquance et aux actes de vandalisme.
Un engagement pour l’autonomisation de la jeunesse
Prenant la parole à cette occasion, Mme Gisèle Bombele Lokolokolo, présidente de la Fondation qui porte son nom, a réaffirmé la volonté de son organisation de poursuivre son accompagnement de la prison centrale de Kisangani dans plusieurs secteurs.
« La Fondation Gisèle Bombele va appuyer la prison centrale de Kisangani dans plusieurs domaines, surtout pour la réduction de l’insécurité urbaine, former la jeunesse de la Tshopo sur l’autonomisation et la prise en charge, lutter contre la pauvreté et autres », a-t-elle déclaré.
La présidente de la Fondation a également évoqué les actions déjà menées dans le secteur agricole. Au mois de juin, la Fondation avait remis des semences de soja, maïs et légumineuses à la prison centrale de Kisangani. Selon elle, cette initiative a permis d’obtenir, au mois de septembre, une récolte de plus de 700 kilogrammes.
« Nous continuons à accompagner les agriculteurs et les femmes de la Tshopo à œuvrer dans l’agriculture et l’entrepreneuriat », a ajouté Gisèle Bombele Lokolokolo.
Un geste en faveur des femmes détenues
Au-delà de la formation professionnelle, la Fondation a également posé un geste social en faveur des prisonnières.
Des lingettes et autres matériels d’hygiène féminine leur ont été remis afin de contribuer à leur bien-être et à leur santé durant leur détention.
Les bénéficiaires ont exprimé leur reconnaissance à la Fondation Gisèle Bombele pour cet accompagnement et ce geste de solidarité.
A travers l’ouverture de ce centre de formation professionnelle, la Fondation Gisèle Bombele entend ainsi faire de la prison non seulement un lieu de détention, mais aussi un espace de préparation à la réinsertion et à l’autonomisation des personnes privées de liberté.
Augustin Tsheza



