La République démocratique du Congo renforce progressivement sa capacité de réponse face aux urgences sanitaires afin d’en anticiper et d’en limiter l’impact. C’est ce qu’a fait savoir le professeur Christian Ngandu, coordonnateur national du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), lors d’un point de presse consacré au bilan des épidémies ayant marqué l’année 2025.
Selon le COUSP, l’une des directions de l’Institut national de santé publique (INSP), la riposte contre plusieurs crises sanitaires majeures notamment la Mpox, le choléra, Ebola et la rougeole a enregistré des résultats jugés « positifs et rassurants », malgré un contexte national marqué par des inondations récurrentes et l’insécurité persistante dans l’est du pays.
Mpox : une baisse significative des cas
S’agissant de la Mpox, le professeur Christian Ngandu a fait état d’une nette amélioration de la situation épidémiologique. Le pays est passé de plus de 2 000 cas hebdomadaires en 2024 à une moyenne comprise entre 250 et 300 cas par semaine en 2025.
Sur les 401 zones de santé initialement touchées, seules 19 zones continuent de notifier des cas actifs, principalement dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Sankuru.
La campagne de vaccination se poursuit parallèlement. Près de 1 500 personnes ont déjà été immunisées, avec une extension du programme prévue dans huit provinces prioritaires, a rassuré le coordonnateur du COUSP.
Choléra et Ebola : prévention et riposte rapide
Concernant le choléra, Christian Ngandu a insisté sur l’importance des mesures préventives, en particulier l’assainissement du milieu et le renforcement des équipes d’hygiène. Il a également appelé à une intensification de la sensibilisation communautaire aux comportements sanitaires appropriés.
Abordant la dernière flambée d’Ebola, déclarée en juin dernier dans la zone de santé de Bulape, au Kasaï, le coordonnateur du COUSP s’est félicité de la rapidité et de l’efficacité de la riposte. Les 19 cas enregistrés ont tous été pris en charge avec succès et les patients déclarés guéris. Ce succès est attribué à la surveillance renforcée, au dépistage précoce et à la vaccination ciblée.
Le COUSP mobilisé face aux catastrophes naturelles
Au-delà des épidémies, le COUSP est également intervenu lors de plusieurs catastrophes naturelles, notamment des inondations ayant touché 13 zones de santé, des écoles et de nombreux ménages, aussi bien à Kinshasa que dans les provinces.
Le professeur Ngandu a également évoqué le cas de l’intoxication présumée des eaux de la rivière Katanga. Des prélèvements ont été effectués et les résultats des analyses sont attendus. En attendant, les populations concernées sont appelées au calme, tandis que le COUSP et ses partenaires restent mobilisés.
Renforcement durable du système de santé
Pour améliorer durablement la gestion des crises sanitaires, plus de 20 laboratoires de référence sont désormais opérationnels à travers le pays. Leur mise en service vise à renforcer la surveillance épidémiologique et à accélérer la confirmation des cas lors des alertes sanitaires.
À travers ces actions, le COUSP réaffirme sa volonté de consolider les capacités nationales afin de mieux faire face aux urgences sanitaires présentes et futures.


