Dans le cadre de la tenue du 4ᵉ Forum des médias sur les Maladies tropicales négligées (MTN), le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a effectué une visite au Centre de dépistage et de traitement de la lèpre et de l’ulcère de Buruli (CDTLUB) de la Fondation Raoul Follereau. Situé à environ 97 kilomètres de Cotonou dans le département de Pobè, ce centre est une véritable référence sanitaire pour le pays et la sous-région.
Etabli après Porto-Novo, capitale politique du Bénin, le département de Pobè offre un cadre paisible, marqué par une végétation dense et apaisante. C’est dans cet environnement que s’étend le CDTLUB sur une superficie d’un hectare et demi, regroupant l’ensemble des services sanitaires nécessaires à la prise en charge des patients. Le centre dispose également d’une école de rattrapage destinée aux enfants hospitalisés.
Entièrement sécurisé, ce centre garantit sérénité et protection tant pour les patients que pour les visiteurs.
Selon son directeur, Oswald Attolou, le CDTLUB assure la prise en charge de toutes les pathologies liées aux maladies tropicales négligées à manifestation cutanée.
« Nous sommes une équipe très dynamique. Nous accueillons des patients venant de toutes les régions du Bénin et même des pays voisins. Le centre dispose actuellement de 86 lits, avec un taux d’occupation de 100 % », a-t-il déclaré, visiblement ému par cette visite.
Le CDTULB présente une organisation sanitaire complète et performante. Ses équipes médicales sont réparties en plusieurs services. Il y a l’hospitalisation A, dédiée à l’accueil initial des patients ; l’Hospitalisation B, pour les patients sortant du premier service ; l’hospitalisation C, réservée aux patients atteints de la lèpre et à ceux suivis en ambulatoire.
Le centre est également doté d’un bloc opératoire moderne, d’une pharmacie bien approvisionnée, d’un laboratoire performant capable de réaliser des examens spécialisés, y compris en biologie moléculaire, ainsi que d’un service de kinésithérapie entièrement équipé. Ce dernier joue un rôle essentiel dans la rééducation fonctionnelle des patients.
« Ce service permet d’éviter les blocages des membres. Grâce à la rééducation, nous avons aujourd’hui moins de patients qui sortent avec des séquelles invalidantes après cicatrisation », a expliqué le directeur, soulignant que le CDTLUB est une référence nationale et sous-régionale.
Une prise en charge élargie, incluant le diabète
Outre la lèpre et l’ulcère de Buruli, le CDTLUB prend également en charge les patients diabétiques, qui représentent plus de 35 % des personnes suivies dans le centre.
« Nous accueillons des patients atteints de diverses pathologies cutanées. Nous disposons aussi d’un service social, d’une école, et nous accompagnons les patients indigents. Certains bénéficient même d’un appui à la réinsertion sociale, allant jusqu’à la construction de logements afin de leur permettre de vivre dignement après leur sortie de l’hôpital », a confié Oswald Attolou, saluant l’appui constant de l’État béninois.
Soulignons que cette visite du CDTLUB s’inscrivait dans le cadre du 4ᵉ Forum des médias, qui a coïncidé avec la Journée mondiale de lutte contre les Maladies tropicales négligées, célébrée le 30 janvier.
Placée sous le thème : « De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des MTN », cette rencontre des journalistes, venus de 43 pays, a été organisée par le REMAPSEN, avec l’appui de Speak Up Africa, de la Fondation Raoul Follereau et du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pays, Forum Galien Afrique, de Brands of a Mission



