Dans la partie littorale du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, une crise silencieuse mais dévastatrice s’installe dans les champs.

Depuis plusieurs semaines, les cultures de manioc et de maïs sont frappées par une série de maladies qui déciment les récoltes. L’alerte a été lancée ce lundi 12 janvier par la Synergie des Organisations Paysannes engagées dans la Lutte contre la Faim et la Pauvreté (SOLFAP), une plateforme locale profondément investie dans la protection des agriculteurs et de leurs cultures.

Selon SOLFAP, la situation est particulièrement critique dans les groupements de Buzi et Mbinga-Nord, où le manioc est ravagé par des maladies telles que la bactériose, l’anthracnose, la nécrose du bourgeon et la pourriture des racines. Certaines attaques s’attaquent aux feuilles et aux tiges, tandis que d’autres détruisent directement les tubercules, mettant en péril le cœur même de la subsistance des populations locales

Le maïs, pilier de l’alimentation dans la région, n’est pas épargné. Les agriculteurs signalent la présence de pourriture de la tige, de rouille du maïs (Puccinia sorghi), de viroses, de charbon (Ustilago zeae) et d’autres infections dévastatrices.

Face à cette menace, SOLFAP tire la sonnette d’alarme : si des mesures immédiates ne sont pas prises, la production agricole pourrait chuter drastiquement, plongeant de nombreuses familles dans une insécurité alimentaire accrue. L’organisation appelle le gouvernement congolais et ses partenaires à intervenir d’urgence pour protéger les cultures et assurer les moyens de subsistance des agriculteurs de Kalehe.

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