Dans le groupement de Mudusa, situé en territoire de Kabare, l’exploitation clandestine de pierres dans les carrières de Kalangwe et Nyangulube suscite une vive inquiétude environnementale.
La Société civile locale tire la sonnette d’alarme face à une activité qui, selon elle, accélère la dégradation des écosystèmes et fragilise dangereusement le paysage.
Les extractions incontrôlées, menées sans encadrement technique ni respect des normes, affaiblissent considérablement la structure du sol. Les creusements désordonnés, opérés à proximité du sentier reliant les deux villages et des zones habitées, favorisent l’érosion et augmentent les risques d’affaissement. À cela s’ajoutent des fissures observées sur certaines habitations, signes visibles d’un terrain devenu instable.
La poussière soulevée par ces activités altère la qualité de l’air, affectant la santé des riverains et modifiant l’équilibre naturel du milieu. Les habitants redoutent également des glissements de terrain susceptibles d’emporter cultures, maisons et infrastructures communautaires. Pour les forces vives de Mudusa, l’absence d’intervention rapide pourrait ouvrir la voie à une catastrophe écologique aux conséquences irréversibles.
Face à cette menace croissante, la Société civile appelle à l’arrêt immédiat des exploitations illégales et à la mise en place de mesures urgentes de protection environnementale. Elle plaide pour la sécurisation des zones fragilisées et la restauration des sites déjà endommagés, afin de préserver l’avenir écologique du groupement.


