Les pluies torrentielles ont provoqué un éboulement meurtrier dans le quartier Nkafu, emportant quatre vies d’enfants et détruisant des habitations.
La population réclame des mesures drastiques contre les constructions à risque et la mauvaise gestion des déchets.
La capitale du Sud-Kivu a été secouée par un événement tragique dans la nuit du 5 janvier. À Nkafu, l’effondrement d’une portion de terrain a coûté la vie à quatre jeunes enfants, surpris dans leur sommeil. Les familles endeuillées peinent à accepter l’inacceptable, tandis que les habitants expriment colère et incompréhension.
« Je me réveille avec l’horreur, ma maison voisine s’est effondrée, et j’ai perdu mes petits amis d’enfance », raconte un adolescent témoin de la scène. L’éboulement a ravagé des habitations et rendu plusieurs rues impraticables, plongeant la ville dans un chaos où solidarité et désespoir se côtoient.
Les pluies de ces derniers jours ont révélé les fragilités de Bukavu. La mauvaise gestion des déchets, l’obstruction des caniveaux et la construction anarchique sur des terrains instables aggravent les risques de catastrophes naturelles. « On sait que la pluie vient, mais personne ne fait rien pour protéger nos enfants », déplore une mère de famille.
La NDSCI Chunvi ya Congo tire la sonnette d’alarme. Cette structure citoyenne appelle à des mesures radicales, telles que la délocalisation des habitations construites sur des zones à risque et la réorganisation du système de collecte des déchets. « Nous ne pouvons plus accepter que des vies soient perdues inutilement », avertit le coordinateur de l’organisation.
Des habitants partagent leur indignation et leur peur, témoignant de la fragilité de la vie à Bukavu. « Chaque goutte de pluie est devenue une menace, nous avons besoin d’actions concrètes », affirme un jeune père. Le climat de tension grandit alors que les familles tentent de reconstruire leur quotidien après ce drame.
La ville entière est appelée à la vigilance. Les citoyens et autorités sont invités à collaborer pour réduire les risques et éviter qu’un autre effondrement ne vienne endeuiller Bukavu. « Il est temps de protéger nos enfants et notre environnement, avant qu’il ne soit trop tard », conclut un habitant, résumant la crainte et l’espoir qui se mêlent dans cette ville meurtrie.


