Le bureau du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) en République démocratique du Congo a salué la décision du gouvernement d’instaurer une taxe de 2 % sur certaines importations afin de soutenir le financement du secteur de la santé. Cette mesure s’accompagne également d’une mobilisation accrue de ressources fiscales, notamment à travers la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Dans un contexte international marqué par la réduction progressive des financements extérieurs, cette initiative est perçue comme un signal fort de l’engagement des autorités congolaises à investir davantage dans la santé de la population et dans l’avenir des générations futures.
S’exprimant lors du lancement du « Programme Bomoyi ya Mama na Mwana », le représentant résident de l’UNFPA en RDC, Alain Akapdji, a souligné que l’instauration de cette taxe et la mobilisation de nouvelles ressources fiscales traduisent la volonté du gouvernement de renforcer durablement le financement du système de santé.
Selon l’UNFPA, ces mesures illustrent également un engagement fort en faveur de la Couverture Santé Universelle, notamment à travers la promotion de la gratuité de la maternité. L’objectif est de permettre à chaque femme congolaise d’accéder à des soins de qualité pendant la grossesse et l’accouchement, sans être confrontée à des obstacles financiers.
Dans la mise en œuvre de ce programme, l’UNFPA entend jouer un rôle clé en accompagnant les efforts du gouvernement et de ses partenaires pour améliorer la qualité des soins maternels et néonatals. L’organisation prévoit notamment de soutenir la formation et le déploiement de sages-femmes, d’améliorer la disponibilité des médicaments et intrants essentiels, de renforcer les soins obstétricaux et néonatals d’urgence, ainsi que de promouvoir l’innovation, notamment à travers la digitalisation des services et des systèmes de santé.
De son côté, la Fondation Vodacom contribuera au projet en soutenant l’innovation numérique et la sensibilisation des communautés. Grâce aux technologies mobiles, la fondation compte diffuser des informations essentielles sur la santé maternelle et néonatale, alerter sur les signes de danger pendant la grossesse et encourager les familles à recourir aux services de santé en temps opportun.
Le partenariat prévoit également la réhabilitation et l’équipement de plusieurs maternités afin d’améliorer les infrastructures sanitaires et d’offrir aux femmes des conditions d’accouchement plus sûres et plus dignes. Cela comprend notamment des salles d’accouchement mieux équipées, des environnements de soins adaptés et un meilleur soutien aux équipes médicales.
Ces initiatives devraient contribuer à relever les défis persistants en matière de santé maternelle et néonatale dans le pays. Selon l’Enquête démographique et de santé, la mortalité néonatale demeure préoccupante en RDC, avec 24 décès pour 1 000 naissances vivantes.
Soulignons que le « Programme Bomoyi ya Mama na Mwana » du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, est mis en œuvre par le Conseil national-Couverture santé universelle (CN-CSU) en partenariat avec l’UNFPA et la Fondation VODACOM.


