Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le docteur Roger Kamba, a procédé au lancement officiel du tout premier bulletin de santé publique en République démocratique du Congo, lors d’une cérémonie organisée à Kinshasa.
« C’est pour moi un honneur et un plaisir d’être ici pour ce lancement du premier numéro du bulletin de santé publique en République démocratique du Congo », a déclaré le ministre. Il a souligné l’importance de cet outil en affirmant que « ce bulletin va non seulement être notre guide pour être informés, mais aussi notre guide pour décider ».
Insistant sur la nécessité de garantir la qualité scientifique du document, Roger Kamba a appuyé la mise en place d’un mécanisme de validation rigoureux : « Il doit donc y avoir une validation certaine de la part des experts du secteur de la santé », a-t-il indiqué, soutenant la proposition de créer un comité de lecture.
Présenté par le professeur Pierre Akilimani, rédacteur en chef, ce bulletin ambitionne également de lutter contre la désinformation. « Ce bulletin va nous sortir des réseaux sociaux. Il va nous sortir des rumeurs », a martelé le ministre, avant d’ajouter : « Disposer de données est aussi capital que de disposer d’aiguilles, de seringues, de médicaments, parce que derrière cela, on décide ».
Le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), le Docteur Dieudonné Mwamba Kazadi, a pour sa part insisté sur la portée stratégique de cette initiative. « L’accès à l’information sanitaire fiable, régulière et de qualité constitue un pilier essentiel pour la prise de décisions éclairées », a-t-il affirmé.
Selon lui, ce bulletin se veut « un outil de référence, un espace de partage de données, d’analyses et d’évidences scientifiques », destiné aussi bien aux décideurs qu’aux professionnels de santé. Il contribuera notamment à « documenter l’évolution des épidémies, analyser les tendances et renforcer l’alerte précoce ».
S’inscrivant dans la vision de la couverture santé universelle, cette initiative bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires, dont l’Organisation mondiale de la santé et Africa CDC.


