A la veille de la rentrée scolaire prévue mardi 1er septembre, plusieurs familles de Bukavu disent ne pas disposer des moyens nécessaires pour acheter cahiers, uniformes, chaussures et autres fournitures scolaires. Une situation qui fait craindre des difficultés pour la reprise des cours.

Dans plusieurs quartiers de Bukavu, l’approche de la rentrée scolaire ne rime pas encore avec soulagement. Des parents rencontrés font état de difficultés financières qui les empêchent de compléter les effets scolaires de leurs enfants.

« Nous avons acheté quelques cahiers, mais il nous manque encore l’uniforme et les chaussures. Avec nos revenus actuels, il est difficile de tout payer en même temps », témoigne un premier parent, préoccupé par la rentrée de ses enfants.

Un deuxième parent explique devoir faire des choix. « J’ai plusieurs enfants scolarisés. Je dois acheter les cahiers, les uniformes et payer d’autres dépenses. Pour le moment, je ne sais pas comment terminer les préparatifs », confie-t-il.

La situation est également préoccupante pour les familles ayant plusieurs enfants à charge. « Nous voulons que nos enfants reprennent les cours normalement, mais nos moyens sont limités. Nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous aider », plaide un troisième parent.

D’autres familles disent redouter que leurs enfants soient pénalisés dès les premiers jours de cours. « Nous ne voulons pas que nos enfants restent à la maison à cause du manque de fournitures. Même une petite aide pourrait nous permettre de compléter ce qui manque », souligne un quatrième parent.

Un cinquième parent appelle, lui aussi, à la solidarité. « Les fournitures scolaires sont devenues difficiles à réunir pour beaucoup de familles. Nous sollicitons l’appui des organisations, des associations et de toute personne capable de soutenir les enfants issus de familles vulnérables », lance-t-il.

A quelques heures de la rentrée, ces témoignages illustrent ainsi les difficultés auxquelles certaines familles de Bukavu restent confrontées. Pour ces parents, l’enjeu est désormais de permettre à leurs enfants de retrouver les bancs de l’école sans que les contraintes financières ne compromettent leur scolarité.

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