Après plusieurs jours passés en exil au Burundi à la suite de la prise de la ville d’Uvira par l’AFC/M23, une septantaine d’enseignants ont regagné leur lieu de travail depuis le 5 février.
Ce retour est le fruit d’échanges tenus le 2 février à l’école Ambassade, lors d’une réunion conduite par la ministre provinciale en charge de la Jeunesse et de l’Éducation, avec l’appui de différents acteurs institutionnels et diplomatiques.
Selon des sources issues de la société civile, cette démarche a permis de rassurer les enseignants et de faciliter leur retour dans la ville. Un acteur citoyen engagé dans la lutte contre les antivaleurs a confirmé que plus de 70 enseignants ont pu rentrer à Uvira grâce à l’implication des autorités provinciales, du ministère de tutelle et de partenaires diplomatiques, saluant un pas important vers la normalisation de la vie scolaire.
À leur arrivée, ces enseignants ont été officiellement reçus par le gouverneur de province, Jean-Jacques Purusi, qui a profité de l’occasion pour annoncer la reprise effective des activités scolaires. Dans une déclaration solennelle, l’autorité provinciale a affirmé la réouverture de l’ensemble des établissements scolaires de la ville, marquant ainsi la volonté des autorités de rétablir progressivement les services sociaux de base.

Toutefois, la société civile estime que cette avancée demeure partielle. Elle appelle à une prise en compte urgente des élèves et des enseignants encore bloqués dans les camps de réfugiés au Burundi. Dans cette optique, une tournée a été menée dans plusieurs écoles afin d’évaluer la reprise réelle des cours et de sensibiliser les communautés scolaires à la cohabitation pacifique, condition essentielle pour un retour durable à la normale à Uvira.


