Les personnes déplacées dans la zone de Ziralo, dans le territoire de Kalehe, font face à une situation sanitaire préoccupante, marquée par des cas suspects de choléra et un accès insuffisant à l’eau potable. Trois décès ont été rapportés au camp de Tuonane et deux autres à celui de Lulambo dans le groupement de Ziralo.
Parallèlement, la malnutrition touche particulièrement les enfants de moins de cinq ans et menace également la santé des femmes enceintes.
La situation sanitaire des personnes déplacées dans plusieurs sites d’accueil de la zone de Ziralo suscite des inquiétudes. Le manque d’eau potable et les conditions de vie précaires augmentent les risques sanitaires, alors que des cas suspects de choléra ont été signalés parmi les déplacés.
Selon Katabana Monde, infirmier titulaire du centre de santé de Matutira, cinq décès ont été rapportés dans deux camps d’accueil. Toutefois, le lien entre ces décès et les cas suspects de choléra n’a pas encore été confirmé par les autorités sanitaires compétentes. Il souligne que cette situation nécessite une évaluation médicale rapide afin de déterminer les causes des décès et de renforcer les mesures de prévention et de prise en charge.
L’insuffisance d’eau potable constitue une préoccupation majeure dans ces sites. Elle complique le respect des règles d’hygiène et accroît les risques de propagation des maladies hydriques. Le renforcement de l’approvisionnement en eau potable, de l’assainissement et de la surveillance sanitaire apparaît donc essentiel pour limiter les risques.

Face à cette situation, les prestataires de santé indiquent avoir sollicité le médecin-chef de zone ainsi que les organisations humanitaires pour obtenir les intrants médicaux nécessaires à la prise en charge des cas suspects de choléra.
Malgré les moyens limités dont ils disposent, les équipes sanitaires poursuivent les soins auprès des personnes qui en ont besoin. Elles ont toutefois besoin d’un soutien supplémentaire pour répondre efficacement aux besoins des populations déplacées et faire face à cette situation sanitaire préoccupante.
Un renforcement rapide des capacités des structures sanitaires, accompagné de la mise à disposition des médicaments et autres intrants nécessaires, permettrait d’améliorer la prise en charge des malades et de réduire les risques liés à une éventuelle propagation du choléra.


