La province du Sud-Kivu a payé un lourd tribut à la rougeole au cours de l’année 2025. Selon les données officielles, 11 819 cas ont été enregistrés, dont 286 décès, révélant l’ampleur d’une maladie pourtant évitable mais toujours meurtrière dans plusieurs zones de la province.

Cette situation sanitaire préoccupante s’est prolongée dès le début de l’année 2026. Le seul mois de janvier a été marqué par une nouvelle flambée de près de 1 700 cas, ayant entraîné 7 décès supplémentaires, signe que la chaîne de transmission reste active et que la vigilance demeure de mise.

Ces chiffres ont été rendus publics par Justin Bengeyha, chargé des informations épidémiologiques à la Division Provinciale de la Santé (DPS) du Sud-Kivu. D’après lui, certaines zones de santé concentrent la majorité des cas, mettant en évidence des foyers persistants de la maladie. Il s’agit notamment de Minova, dans le territoire de Kalehe, ainsi que de Kamituga et Kitutu, en territoire de Mwenga, sans oublier Kalole, dans le territoire de Shabunda.

La concentration élevée des cas dans ces zones traduit de multiples défis, notamment l’accès aux soins, la couverture vaccinale encore insuffisante et la difficulté d’atteindre certaines communautés enclavées. La rougeole, hautement contagieuse, continue ainsi de menacer particulièrement les enfants et les personnes les plus vulnérables.

Face à cette réalité, les autorités sanitaires appellent à un renforcement des actions de prévention et de riposte, notamment à travers la vaccination, la surveillance épidémiologique et la sensibilisation des communautés. Au Sud-Kivu, les chiffres de 2025 et le début de 2026 rappellent avec force que la lutte contre la rougeole reste une urgence de santé publique, où chaque intervention rapide peut contribuer à sauver des vies.

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