Le bureau de coordination de la société civile du territoire d’Idjwi dénonce l’augmentation des frais d’achat des fiches S0 1 et S0 1T, communément appelées « souches », imposés aux élèves finalistes dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1.
Cette hausse, justifiée par la construction des centres d’examen, suscite des inquiétudes au sein des familles déjà confrontées à des difficultés économiques.
Le bureau de coordination de la société civile du territoire d’Idjwi exprime sa préoccupation face à l’augmentation des frais liés à l’acquisition des fiches de participation aux examens pour les élèves finalistes. Selon cette structure citoyenne, les frais initialement fixés à 36 000 francs congolais pour les élèves de quatrième année sont passés à 43 000 francs, soit une hausse de 7 000 francs. Pour les élèves de huitième année, ils seraient passés de 15 000 à 20 000 francs congolais, représentant une augmentation de 5 000 francs.
Dans une lettre adressée à l’inspecteur principal provincial, cette structure dénonce des perceptions supplémentaires exigées par certains chefs d’établissement au motif de contribuer à l’aménagement des centres d’examen. Elle estime que ces frais suscitent des interrogations au sein de la communauté éducative, particulièrement auprès des parents qui peinent déjà à faire face aux dépenses scolaires.
La présidente de cette structure citoyenne, Bagaza Koko Dorcelle, regrette la persistance de cette situation dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1. Elle rappelle qu’une correspondance officielle signée le 23 octobre 2026 par l’inspecteur chef de pool de l’enseignement secondaire de la province éducationnelle Sud-Kivu 3 aurait annoncé la suppression des frais destinés aux centres d’examen.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités éducatives à intervenir pour clarifier les modalités de perception de ces frais et mettre fin aux éventuels abus. Elle plaide pour une solution qui prenne en considération les réalités socio-économiques des familles, afin d’éviter que les charges supplémentaires ne constituent un obstacle à la participation des élèves aux épreuves certificatives.
Contactée à ce sujet, l’inspectrice principale provinciale ad intérim, Chantal Cirekereza, apporte des précisions sur ces montants. Elle explique que les 7 000 francs congolais supplémentaires pour les élèves de quatrième année et les 5 000 francs pour ceux de huitième année correspondent aux contributions destinées à la construction des centres d’examen.
Toutefois, Chantal Cirekereza précise que toute perception dépassant les montants officiellement établis relève de l’initiative et de la responsabilité des établissements concernés. Elle invite ainsi les chefs d’établissement à respecter les instructions officielles et à s’abstenir de réclamer des frais non autorisés.
Alors que la société civile réclame davantage de transparence, les explications de l’inspection provinciale relancent le débat sur l’encadrement des frais scolaires et la protection des parents contre les charges supplémentaires dans la province éducationnelle Sud-Kivu 1.


