L’Union des kinésithérapeutes du Congo, section du Sud-Kivu, appelle à l’intégration de services complets de kinésithérapie dans tous les hôpitaux généraux de référence et les zones de santé de la province.
L’objectif est d’élargir l’accès aux soins de réadaptation et de permettre aux patients de retrouver leur mobilité et leur autonomie, notamment après des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux.
L’appel a été lancé dimanche 13 septembre à Bukavu, lors de la célébration de la Journée mondiale de la physiothérapie, organisée à l’amphithéâtre de l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu. L’activité a réuni des professionnels de la kinésithérapie autour de la nécessité de renforcer la place de cette discipline dans le système de santé.
Malgré son rôle dans la récupération de la mobilité, la réduction des limitations fonctionnelles et l’accompagnement vers l’autonomie, la kinésithérapie reste encore insuffisamment accessible dans plusieurs structures sanitaires du Sud-Kivu.
Le président de l’Union des kinésithérapeutes du Congo, section du Sud-Kivu, Emmanuel Nachoko, estime que la présence des kinésithérapeutes doit être renforcée dans les établissements de santé et que leurs compétences doivent être davantage connues par les autres professionnels du secteur.
«C’était une journée qui marquait la solidarité dans la communauté mondiale des kinésithérapeutes. C’était une occasion de montrer aux kinésithérapeutes leur nécessité dans le Sud-Kivu, dans les hôpitaux. Il y a mes connaissances de la kinésithérapie, donc mes connaissances chez nos collaborateurs comme des médecins, des infirmiers aussi. Nous voulons que la kinésithérapie soit dans tous les hôpitaux de la province du Sud-Kivu et nous demandons aux zones de santé d’intégrer des cellules de kinésithérapie pour que les malades qui en ont besoin puissent en profiter tous », a-t-il déclaré.
Pour les professionnels du secteur, cette intégration permettrait notamment de rapprocher les soins de réadaptation des patients ayant subi un AVC, ainsi que de ceux confrontés à différentes pathologies nécessitant un accompagnement fonctionnel. Elle contribuerait également à une meilleure continuité des soins après la phase aiguë de la maladie.
Les participants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la formation et les capacités professionnelles des kinésithérapeutes afin d’améliorer la qualité des prestations. Ils ont, à cette occasion, pris l’engagement de respecter les normes professionnelles et de contribuer davantage à la prise en charge des patients.
La Journée mondiale de la physiothérapie a ainsi servi de cadre aux kinésithérapeutes du Sud-Kivu pour rappeler leur rôle dans le parcours de soins et plaider pour une meilleure reconnaissance de leur profession au sein du système sanitaire provincial.



