Dans le groupement de Kalonge, en territoire de Kalehe au Sud-Kivu, la question de l’eau potable s’impose désormais comme un défi majeur aux conséquences multiples.
Les communautés locales réclament des actions concrètes pour consolider le dispositif d’alimentation en eau, qu’elles considèrent aujourd’hui comme une priorité à la fois humanitaire, sanitaire et sécuritaire.
Cet appel a été formulé à l’issue d’une séance officielle consacrée à la restitution d’un diagnostic communautaire, organisée par l’ASBL Action sociale pour l’intégrité et la protection des personnes défavorisées. Les échanges ont mis en lumière une réalité préoccupante : de nombreuses infrastructures sociales fonctionnent dans des conditions extrêmement précaires faute d’accès à une eau salubre.
Théophile Nyakarhale, membre de cette organisation, révèle que plus de 200 structures communautaires parmi lesquelles des établissements scolaires, des hôpitaux et des centres de santé opèrent sans approvisionnement fiable en eau potable. Une carence qui expose les usagers à des risques sanitaires importants et fragilise davantage un système déjà vulnérable.
Au-delà des établissements publics, les ménages subissent eux aussi les effets de cette pénurie. Des femmes, en particulier, parcourent de longues distances chaque jour pour s’approvisionner, s’exposant à divers dangers sur des trajets parfois isolés. Cette corvée quotidienne pèse lourdement sur leur sécurité et leur dignité.
Face à ce constat alarmant, les acteurs communautaires insistent sur la nécessité d’une intervention rapide et coordonnée afin de restaurer un service d’eau fiable et accessible. Pour les habitants de Kalonge, garantir l’accès à l’eau potable ne relève plus d’un simple besoin de développement : il s’agit désormais de protéger des vies et de préserver la stabilité sociale de toute une communauté.


