Un enfant a succombé mardi 3 novembre à des conditions de famine extrême au camp des sinistrés de Katashola, situé à Muhongoza, dans la chefferie de Buhavu, territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu.
L’information a été rapportée par Lawi Rushisha, défenseur des droits humains dans le groupement Mbinga-Sud, qui s’est dit profondément préoccupé par la dégradation des conditions de vie des familles sinistrées hébergées sur ce site.
« C’est avec un cœur brisé que nous avons constaté la mort d’un enfant sinistré de Katashola, à Muhongoza. Cette situation exige une intervention urgente des partenaires humanitaires, notamment le PAM, afin de sauver les populations en détresse », a-t-il alerté.
L’analyste appelle notamment le Programme alimentaire mondial (PAM) à intervenir sans délai pour fournir une assistance alimentaire aux familles affectées, confrontées à une précarité croissante et à des difficultés persistantes pour satisfaire leurs besoins essentiels.
Selon cette source, les victimes des inondations qui ont frappé Kalehe en 2023 vivent depuis plusieurs années dans des conditions particulièrement difficiles dans les sites d’accueil. L’insuffisance de l’aide humanitaire, aggravée par les conséquences de la guerre dans l’est de la RDC, accentue leur vulnérabilité.
Au-delà de l’assistance alimentaire, Lawi Rushisha plaide pour une réponse humanitaire multisectorielle comprenant l’accès aux soins de santé et des mesures de protection, afin d’éviter que d’autres personnes, particulièrement les enfants, ne succombent à cette situation de détresse.
Le 4 mai 2023, de violentes inondations accompagnées de coulées de boue avaient dévasté les localités de Nyamukubi et Bushushu, dans la chefferie de Buhavu, faisant plus de 240 morts, des milliers de disparus et d’importants dégâts matériels. Plus de trois ans après cette catastrophe, la mort d’un enfant à Katashola rappelle que, pour de nombreuses familles sinistrées de Kalehe, l’urgence humanitaire reste entière.


