Face à la propagation de la maladie à virus Ebola dans le territoire de Bafwasende, dans la province de la Tshopo, la société civile intensifie les actions de sensibilisation pour encourager la population à recourir aux soins. Alors que sept décès sont rapportés sur 18 cas signalés, le refus de certaines personnes de se faire prendre en charge suscite des inquiétudes parmi les acteurs communautaires.
Le coordonnateur territorial de l’Organisation de la société civile pour la paix au Congo, Désiré Alieni Shabani, appelle les habitants à la vigilance et exhorte toute personne présentant des symptômes suspects à se rendre rapidement à l’Hôpital général de référence (HGR) de Bafwasende pour une évaluation médicale appropriée.
Les leaders communautaires mobilisés contre Ebola
Dans le cadre de cette riposte communautaire, l’organisation a réuni, le samedi 17 octobre 2026, dans la salle polyvalente de Bafwasende, des leaders religieux ainsi que des représentants de l’ATA Econfidev, dont Awala Malazi Merveille.
Cette rencontre avait pour objectif de mobiliser les acteurs locaux autour de la prévention, de renforcer la sensibilisation et de convaincre la population de l’importance d’accepter les soins en cas de suspicion d’infection au virus Ebola.
Selon le bilan communiqué par les organisateurs, 18 cas ont été signalés, dont sept décès et quatre guérisons. Quatre autres malades seraient actuellement sous traitement. Certaines personnes suspectées d’être infectées refuseraient toutefois la prise en charge et resteraient au sein de la communauté.
Le statut des trois autres cas mentionnés dans ce bilan n’a pas été précisé, ces chiffres nécessitent donc une confirmation auprès des autorités sanitaires compétentes.
Le refus des soins complique les investigations
La résistance de certains habitants face à la prise en charge médicale constitue une source de préoccupation pour les acteurs impliqués dans la sensibilisation. Selon les informations rapportées, cette situation entrave les investigations des prestataires de santé et pourrait compliquer les efforts de surveillance et de limitation de la transmission du virus.
Face à ces difficultés, les autorités locales sont appelées à accompagner les équipes soignantes et à garantir leur sécurité afin qu’elles puissent mener leurs activités d’investigation et de prise en charge dans de bonnes conditions.
« Ebola existe et tue », rappelle le message porté par les acteurs engagés dans la sensibilisation, qui insistent sur la nécessité de ne pas banaliser les symptômes suspects et de se rapprocher rapidement des structures sanitaires.
Les leaders religieux appelés à renforcer la confiance
La participation des leaders religieux est considérée comme un levier important pour rapprocher les services de santé de la population.
Grâce à leur influence au sein des communautés, ces responsables peuvent contribuer à combattre les rumeurs, à favoriser l’acceptation des soins et à promouvoir les comportements préventifs.
Pour les organisateurs, la lutte contre Ebola ne peut réussir sans une collaboration étroite entre les habitants, les organisations de la société civile, les autorités locales et les équipes sanitaires.
Deux infirmiers guéris au centre de traitement de Kisangani
Par ailleurs, au centre de traitement d’Ebola de Kisangani, deux infirmiers sont sortis guéris le lundi 19 octobre 2026, selon les informations rapportées.
Cette nouvelle constitue un signe encourageant dans la prise en charge des personnes infectées, alors que la vigilance reste de mise dans la province de la Tshopo.
A Bafwasende, l’enjeu demeure de renforcer la confiance entre la population et les prestataires de santé, de faciliter les investigations épidémiologiques et d’encourager le recours rapide aux soins. La confirmation et l’actualisation du bilan par les autorités sanitaires permettront de mieux apprécier l’évolution de la situation et d’adapter la riposte aux besoins du terrain.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières
L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :
Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;
Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;
En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.
La vigilance et la prévention sauvent des vies.
Augustin Tsheza


