La ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, traverse une période difficile marquée par une hausse brutale du prix du carburant à la pompe, entraînant une augmentation généralisée des coûts de transport.
Selon les observations faites ce début de semaine, le litre de carburant, qui se vendait auparavant à 4 000 francs congolais, est désormais passé à 5 500 FC dans les stations-service.
Sur le marché parallèle, communément appelé « Kadhafi », le prix atteint jusqu’à 7 500 FC le litre.
Cette situation est aggravée par la fermeture temporaire de plusieurs stations-service en raison du manque de stock, plongeant davantage les usagers dans l’incertitude.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite ni par les autorités locales ni par la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Les conséquences sont immédiates sur la mobilité urbaine. Motos, jeeps et autres moyens de transport se font de plus en plus rares dans la ville.
Par ailleurs; les conducteurs sont confrontées à la hausse du carburant, ont revu à la hausse leurs tarifs, impactant directement le quotidien des habitants.
Ainsi, les frais de transport ont doublé dans plusieurs cas : un trajet urbain passant de 1 000 FC à 2 000 FC, tandis que la traversée Lubunga-Kisangani connaît également une hausse significative. Sur l’axe Basoko–Kisangani, le coût du transport par passager est passé de 100 000 FC à 150 000 FC.
Face à cette situation, les Boyomaises et Boyomais expriment leur inquiétude et s’interrogent sur les causes de cette flambée.
Certains évoquent des facteurs internationaux, notamment les tensions au Moyen-Orient, comme la guerre entre l’Iran et l’Irak, qui pourraient influencer le marché du carburant.
En attendant des explications officielles et d’éventuelles mesures de régulation, la population reste confrontée à une précarité croissante.
Affaire à suivre.
Augustin Tsheza


