La ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, traverse une situation alarmante depuis la coupure d’électricité intervenue mercredi 18 février 2026 à 5 heures du matin.
Cette interruption de courant a immédiatement entraîné une pénurie d’eau potable, plongeant les Boyomaises et Boyomais dans d’énormes difficultés.
Dans plusieurs quartiers de la ville, les robinets sont à sec. Les familles se voient contraintes de recourir aux eaux des puits, des sources, du fleuve Congo et des rivières environnantes pour subvenir à leurs besoins domestiques.
Une alternative risquée qui expose les populations, notamment les enfants, à des maladies hydriques.
« Aller au travail devient tout un problème. Où trouver de l’eau pour se laver et préparer les enfants ? Le courant et l’eau marchent ensemble. À chaque coupure, nos enfants tombent malades à cause de l’utilisation des eaux non traitées. Nous demandons aux autorités ainsi qu’aux responsables de la SNEL et de la REGIDESO de trouver une solution durable », a déclaré Monsieur Bernard Kiyombo, habitant de la ville.
La dépendance à l’électricité pour le fonctionnement des installations de la REGIDESO et de la SNEL met une fois de plus en lumière la fragilité des infrastructures de base dans la région.
L’eau en sachet, une solution hors de portée
Pour certaines familles, l’achat d’eau en sachet dans les boutiques représente une solution temporaire. Mais son coût élevé la rend inaccessible aux ménages vulnérables. « Comment faire le ménage ou assurer l’hygiène familiale dans ces conditions ? » s’interrogent plusieurs chefs de ménages.
Appel aux autorités provinciales
Face à cette situation jugée très inquiétante, les habitants appellent le gouvernement provincial de la Tshopo à mettre en place des projets communautaires d’urgence, notamment la construction de forages et de puits d’eau potable dans les différentes communes et entités reculées de Kisangani.
L’eau, c’est la vie. Et aujourd’hui, à Kisangani, cette vie est sérieusement menacée.
Augustin Tsheza


