La crise liée à la pénurie de carburant qui secouait la ville de Kisangani semble connaître un dénouement favorable.
Après plusieurs heures de discussions entre les opérateurs pétroliers et le gouvernement provincial, les camions-citernes bloqués au PK23 ont finalement été autorisés à approvisionner la ville ainsi que les territoires voisins.
Dans la matinée de ce lundi 1er Juin 2026, un mouvement de protestation des taximen a été observé dans plusieurs artères de Kisangani. À l’origine de cette mobilisation : la rareté des produits pétroliers ayant entraîné la fermeture temporaire de plusieurs stations-service. Profitant de cette situation, certains vendeurs informels, communément appelés « Kadhafi », commercialisaient le litre d’essence à des prix variant entre 9 000 et 10 000 francs congolais.
Cette flambée des prix a eu des répercussions directes sur le secteur du transport urbain, où les tarifs ont presque doublé ces derniers jours, provoquant le mécontentement des conducteurs de motos-taxis et d’autres usagers de la route.
Face à cette situation, des négociations ont été engagées entre les différentes parties prenantes. Celles-ci ont abouti à une décision permettant aux camions-citernes de ravitailler immédiatement la ville, le prix serait fixé à 5000fc par litre dans les stations-service.
Selon plusieurs sources concordantes, les interventions de certains députés nationaux élus de la Tshopo, l’implication du président de l’Assemblée provinciale, le Dr Mateus Kanga Londimo et le Vice-Gouverneur Didier Lomoyo Iteku auraient contribué à accélérer la recherche d’une solution.
Sur le terrain, les barricades érigées dans certains artères de la ville de Kisangani sont progressivement levées et le calme revient peu à peu dans la ville, malgré une pluie persistante qui s’est abattue sur Kisangani dans l’après-midi.
La reprise de l’approvisionnement en carburant suscite désormais l’espoir d’un retour rapide à la normale, notamment dans le secteur du transport et des activités économiques de la province.
Rédaction


