Bolila, village de la chefferie des Yaliwasa situé à 436 kilomètres de Kisangani, dans le territoire de Basoko (province de la Tshopo), fait face à une grave menace sanitaire marquée par la résurgence du choléra et du M-pox.
Depuis le début du mois de février, 12 cas de choléra et plus de 14 cas de M-pox (variole du singe) ont déjà été enregistrés dans l’aire de santé de Bolila. Heureusement, aucun décès n’a été signalé à ce stade, mais la situation demeure préoccupante.
Sa Majesté Jean Francis Ilunga Mokonzi, Chef de la chefferie des Yaliwasa, actuellement en mission d’itinérance administrative dans le village, tire la sonnette d’alarme et lance un appel pressant aux autorités provinciales, à travers la Division provinciale de la santé, ainsi qu’au gouvernement national et aux partenaires humanitaires pour une intervention urgente.
« Nous sommes très préoccupés par la montée des cas de choléra et de M-pox à Bolila. Le centre de santé est situé à un carrefour stratégique où transite la population en provenance de la province de la Mongala, notamment via le marché local. Il existe un risque réel de propagation, car la population ne dispose pas d’informations suffisantes sur les mesures de prévention en cette période d’épidémies mortelles », a déclaré le Chef Jean Francis Ilunga Mokonzi.
L’inquiétude est grandissante parmi les habitants de Bolila, située dans la zone de santé de Yalimbongo, qui couvre trois entités : le secteur de Mobango-Itimbiri, la chefferie des Yaliwasa et celle des Yamandundu, avec un total de 18 aires de santé.
Selon les autorités locales, le centre de santé de Bolila manque cruellement de médicaments, de vaccins et de moyens logistiques pour faire face à cette double épidémie. Les malades, souvent sans ressources financières, se retrouvent livrés à eux-mêmes.
Face à cette situation critique, les autorités politico-administratives sont appelées à agir sans délai afin d’éviter le pire. La population sollicite notamment l’organisation urgente de campagnes de vaccination, la dotation en intrants médicaux et un appui humanitaire conséquent pour contenir la propagation de ces maladies.
Sans intervention rapide, Bolila risque de basculer dans une crise sanitaire majeure aux conséquences imprévisibles.
Augustin Tsheza


