La situation sanitaire devient critique dans plusieurs aires de santé de la zone de Basoko, dans la province de la Tshopo.
Depuis janvier 2026, sept structures notamment; Bafamba, Bumane, Liambe, Lokumete, Yalemba, Toyokana et Sokinex sont durement touchées par une épidémie de choléra, plongeant les populations locales dans une urgence humanitaire alarmante.
À Yalemba, une femme de 51 ans, évacuée en urgence depuis le village de Yabibi Rive situé à 5 km, a échappé de justesse à la mort grâce à une prise en charge rapide. Souffrant de diarrhées sévères, décrites comme « de l’eau de riz », symptôme typique du choléra, elle a été sauvée après l’administration de neuf perfusions de solution de réhydratation. Son cas illustre la gravité de la situation et l’importance vitale d’une réponse médicale rapide.
Cependant, les structures sanitaires locales manquent cruellement d’intrants médicaux essentiels, rendant la prise en charge des malades extrêmement difficile. Sans un approvisionnement urgent en médicaments et en solutions de réhydratation, le risque de mortalité reste élevé dans ces zones déjà vulnérables.
Parallèlement, une autre menace sanitaire pèse sur la région.
Dans la chefferie des Yaliwasa, notamment au centre de santé de Yaonga, plusieurs cas de Mpox (variole du singe) ont été signalés. L’épidémie touche indistinctement enfants et personnes âgées, aggravée par le manque de médicaments et l’absence de campagnes de vaccination efficaces.
Le territoire de Basoko, qui compte trois zones de santé; Basoko centre, Basali et Yalimbongo regroupe une cinquantaine d’aires et postes de santé, souvent isolés et difficilement accessibles.
De nombreuses familles peinent à atteindre les structures de soins, ce qui complique davantage la riposte sanitaire.
Face à cette double épidémie, les autorités sanitaires et les partenaires humanitaires sont appelés à intervenir de toute urgence pour éviter une catastrophe de grande ampleur.
Affaire à suivre.
Augustin Tsheza



