L’Ordre national des infirmiers du Congo (ONIC) plaide pour une implication accrue des infirmiers dans les différentes opérations de vaccination de routine en République démocratique du Congo. L’appel a été lancé par la première vice-présidente de cette structure lors d’une journée d’échanges avec les professionnels des médias.
Organisée par l’ONIC en collaboration avec le Programme élargi de vaccination (PEV), avec l’appui financier de la Fondation Gates et mis en œuvre par l’ONG internationale ENDA Santé, cette rencontre avait notamment pour objectif de sensibiliser les journalistes sur l’importance de la vaccination et sur leur rôle dans la diffusion d’une information fiable auprès des communautés.
Pour la première vice-présidente de l’ONIC, les infirmiers, qui constituent une grande partie du personnel en contact direct avec les communautés, doivent être davantage impliqués dans les opérations de vaccination.
« Ce sont les infirmiers qui sont au premier plan, ce sont eux qui sont au niveau opérationnel. Ce sont eux qui doivent donner le vaccin. Alors, nous avons dû associer les journalistes parce qu’ils sont des sensibilisateurs. Avec les médias, nous pouvons atteindre tout le monde. Les journalistes sont mieux placés en tant qu’éducateurs et peuvent donner la bonne information », a indiqué Madame Caroline Phuati.
Dans cette perspective, l’ONIC souhaite que les infirmiers soient placés au cœur des opérations de vaccination et qu’ils puissent notamment assurer l’administration des vaccins.
« Soigner un malade, ça coûte plus cher que de le prévenir par la vaccination, qui est d’ailleurs gratuite (…). Nous exigeons que ça puisse être l’infirmier qui puisse donner le vaccin. C’est pour cela que nous tenons à ce que les journalistes puissent accompagner l’infirmier, ensemble avec le Programme élargi de vaccination, pour la bonne information », a-t-elle insisté.
Pour son institution, l’implication des infirmiers devrait ainsi aller de pair avec une meilleure communication autour de la vaccination, afin de renforcer la confiance des communautés et leur adhésion aux campagnes de vaccination.

Du côté du Programme élargi de vaccination (PEV), le message de l’ONIC a été entendu. Nadine Kaswa, représentante du PEV, a exhorté les professionnels des médias à se rapprocher des services compétents pour obtenir des informations fiables sur les activités de vaccination.
Elle a assuré que les services du PEV restent disponibles et ouverts aux médias afin de faciliter l’accès à l’information et contribuer à une meilleure sensibilisation de la population.
Cette journée d’échanges avec les professionnels des médias fait suite aux résultats d’un sondage d’opinion et de consultations menés par l’ONIC aux niveaux provincial et national sur la vaccination.
Selon Emmanuel Mukendi, secrétaire intérimaire de l’ONIC, les résultats de ces consultations mettent notamment en évidence l’importance d’une information fiable et d’une communication adaptée sur la vaccination.
Il a souligné que la relation entre les professionnels de santé et les communautés repose notamment sur la confiance, laquelle peut être renforcée par une information claire et accessible.
« Nous sommes conscients du rôle important que nous jouons au sein de la communauté et nous nous engageons à accompagner l’ONIC, mais aussi le PEV, dans l’accomplissement de leurs missions, au regard de nos responsabilités dans la société », a déclaré Clarisse Ekoko, journaliste à la RTG@
A travers cette initiative, l’ONIC entend ainsi renforcer le dialogue, mieux un rapprochement entre les infirmiers, le PEV et les médias, afin de contribuer à l’augmentation de la couverture vaccinale en République démocratique du Congo, dont plusieurs provinces présentent une couverture particulièrement faible. Le cas du Maniema.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui aux Associations professionnelles de santé (APS) en RDC, un projet qui s’étend également au Burkina Faso et au Sénégal.


