Six détenus condamnés à mort ont été tués dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 janvier 2026 lors d’une tentative d’évasion à la prison centrale d’Osio, située dans la commune de Lubunga, sur la rive gauche du fleuve Congo, dans la province de la Tshopo.
Selon le bourgmestre de Lubunga, Baudouin Kayongo Bulaya, l’incident est survenu entre 1h et 2h du matin, lorsque des détenus ont tenté de s’évader en perçant le mur de l’établissement pénitentiaire.
« Les prisonniers ont réussi à ouvrir un passage dans le mur et à sortir de la prison. Les militaires commis à la garde ont alors fait usage de leurs armes », a-t-il déclaré.
Le bilan provisoire fait état de six morts parmi les détenus. Aucun blessé n’a été enregistré du côté des forces de sécurité et aucun dégât matériel n’a été signalé.
Face à cette situation, l’autorité communale a appelé la population au calme, rassurant que la sécurité est totalement rétablie dans la zone. Il a également rappelé aux détenus l’importance du respect des lois et règlements, soulignant que l’emprisonnement, bien que contraignant, n’est pas une finalité.
Informées de l’incident, plusieurs autorités provinciales et urbaines se sont rendues sur les lieux, notamment le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, le maire de la ville de Kisangani, Delly Likunde, ainsi que le commissaire divisionnaire de la PNC, Elvis Palanga Nawej, accompagnés d’autres responsables des services de sécurité.
« Nous sommes venus faire le constat de ce drame. Dès mon retour, je transmettrai un rapport détaillé à la hiérarchie de l’administration pénitentiaire », a déclaré le gouverneur Paulin Lendongolia.
De son côté, le directeur de la prison d’Osio, Lofutu Meligo Bello, a présenté aux autorités l’état de vétusté avancée des infrastructures carcérales, soulignant que ces bâtiments, datant de l’époque coloniale, présentent de graves risques sécuritaires.
Par ailleurs, parmi les détenus décédés figure Yamosekpe, alias “Pape”, membre présumé des groupes 2×2 et Bana Munara, basés dans la commune de Mangobo. Des proches et sympathisants réclament la restitution de son corps pour l’inhumation à Mangobo (quartier Matete). La situation est toutefois restée calme après l’intervention des forces de l’ordre.
Une enquête pourrait être ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette évasion avortée et d’établir les responsabilités en matière de sécurité au sein de la prison d’Osio.
Augustin Tshuza


