La journée de ce dimanche 22 février 2026 restera gravée dans la mémoire des habitants de Kavumu, au Sud-Kivu, comme un moment d’angoisse et d’incertitude.
Des coups de feu entendus dès les premières heures ont plongé la population dans une psychose généralisée, contraignant familles, commerçants et fidèles à se terrer à domicile.
Les activités quotidiennes ont été totalement suspendues. Les lieux de prière n’ont pas ouvert leurs portes, les étals sont restés vides, les transports publics absents des routes, et même les centres de santé ont fonctionné au ralenti. Chacun redoutait de se retrouver exposé aux échanges de tirs signalés dans la zone.
« Nous avons préféré rester enfermés avec nos enfants. La moindre sortie pouvait nous coûter la vie », confie une mère de famille jointe par téléphone. Un jeune conducteur de moto témoigne également : « Nous avons garé nos engins. Personne ne voulait prendre le risque de circuler pendant que les balles crépitaient. »
Selon des acteurs de la société civile locale, la peur d’une aggravation de la situation gagne du terrain. Certains ménages envisagent déjà de quitter provisoirement leurs habitations pour chercher refuge ailleurs. « La priorité aujourd’hui, c’est la protection des civils. Les habitants vivent dans une inquiétude permanente et ont besoin d’être rassurés », alerte un représentant communautaire.
Au-delà des perturbations économiques, cette nouvelle flambée d’insécurité fragilise davantage une population déjà éprouvée par des crises répétées. Les organisations locales appellent à des mesures urgentes pour garantir la sécurité et permettre aux habitants de reprendre leurs activités sans craindre pour leur vie.
En attendant un retour au calme, Kavumu demeure suspendue à l’espoir d’une accalmie, tandis que les familles prient pour que la paix revienne durablement dans leur milieu de vie.


