« La province de la Tshopo n’est pas encore touchée par l’épidémie de la maladie à virus Ebola. Aucun cas confirmé n’y a été enregistré à ce jour », a rassuré le ministre provincial de la Santé publique, Dr Simon Bokongo Kawaya.
Cette déclaration intervient alors que le ministre de la Communication, Médias et Porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a annoncé ce 22 mai 2026 que trois provinces du pays sont actuellement affectées par Ebola : le Sud-Kivu, le Nord-Kivu et l’Ituri.
Selon les autorités sanitaires provinciales, la Tshopo demeure cependant sous menace en raison de l’intense trafic des populations entre Kisangani, l’Ituri et le Nord-Kivu. Face à ce risque, plusieurs mesures préventives ont déjà été mises en place afin d’empêcher toute propagation de la maladie.
Parmi ces mesures figurent :
le dépistage actif aux points d’entrée stratégiques, notamment à Avakubi, PK23 et à l’aéroport international de Bangboka ;
le lavage obligatoire des mains avec des solutions chlorées ou du gel alcoolique ;
la suspension des accolades, baisers et poignées de mains ;
l’observation durant 21 jours des personnes en provenance des zones touchées ;
l’installation de Centres de Traitement Ebola (CTE) à l’hôpital du Cinquantenaire et à l’Hôpital général de Makiso à Kisangani.
Les autorités précisent qu’il s’agit pour l’instant de mesures de préparation et non de riposte, la province n’étant pas encore en situation épidémique.
La souche actuellement en circulation est la souche Ebola Bundibugyo, connue pour avoir provoqué une épidémie en Ouganda ainsi qu’à Isiro. À ce jour, aucun vaccin ni traitement spécifique n’est officiellement disponible contre cette variante.
Toutefois, le professeur Jean-Jacques Muyembe a évoqué une possible réponse croisée grâce aux thérapies développées contre Ebola Zaïre.
Les autorités sanitaires appellent enfin la population à éviter les rumeurs et à privilégier les informations officielles afin de lutter contre la peur et l’ignorance, souvent considérées comme des obstacles majeurs dans la gestion des épidémies.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières
Augustin Tsheza


