La riposte contre la Maladie à Virus Ebola se poursuit intensivement dans les provinces de l’ Ituri, du Nord Kivu et du Sud Kivu, alors que le Gouvernement annonce une augmentation du nombre de cas symptomatiques enregistrés dans les zones affectées.
Selon les dernières données consolidées, près de 1 000 personnes présentent actuellement des symptômes compatibles avec Ebola. Toutefois, il ne s’agit pas de 1 000 cas confirmés, mais de personnes suspectées d’être infectées et nécessitant des analyses approfondies.
« Les chiffres que nous communiquons concernent généralement la veille, car les données du jour doivent encore être consolidées », a expliqué le ministre de la Santé publique, de l’hygiène et de la Prévoyance sociale, lors d’un briefing, co animé par son collègue de la Communication et des Médias, porte parole du gouvernement, dans le cadre de la riposte, organisée contre cette épidémie.
D’après le ministre de la Santé publique, après la mise à jour progressive des informations, les services sanitaires évoquent désormais environ 1 000 cas symptomatiques.
Parmi ces personnes, seules 51 ont été confirmées positives à Ebola à ce stade.
Plus de 220 décès probables
La situation reste préoccupante également au niveau des décès. Le gouvernement a fait état d’environ 220 décès probables liés à Ebola. Cependant, a précisé le ministre de la Santé publique, le Docteur Roger Kamba, après analyses biologiques, seuls 17 décès ont pour l’instant été confirmés positifs au virus.
Les équipes sanitaires insistent sur la nécessité d’éviter toute confusion entre les cas suspects, probables et les cas réellement confirmés.
3 600 personnes identifiées comme contacts
Autre défi majeur : le suivi des personnes ayant été en contact avec les malades. En raison du mode de transmission du virus par contact direct, les opérations de traçage se poursuivent activement sur le terrain.
A ce jour, environ 3 600 personnes ont été identifiées comme contacts potentiels. Parmi elles figurent des membres de famille ayant assisté des proches malades, des collègues de travail, des voisins ainsi que des personnes rencontrées dans des lieux communautaires tels que les églises.
Certaines catégories sont considérées comme particulièrement à risque, notamment les proches ayant assuré les soins directs aux patients.
Une surveillance renforcée
Les autorités sanitaires expliquent que l’ensemble de ces contacts fait actuellement l’objet d’une surveillance rigoureuse afin de détecter rapidement toute apparition de symptômes.
Parallèlement, les équipes de riposte poursuivent le déploiement des équipements médicaux, des dispositifs de dépistage et des opérations de sensibilisation communautaire pour limiter la propagation du virus.
Les responsables de la riposte appellent enfin la population au respect strict des mesures sanitaires et à la collaboration avec les équipes médicales afin de renforcer l’efficacité de la lutte contre Ebola.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières
L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :
Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;
Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;
En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.
La vigilance et la prévention sauvent des vies


