L’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalonji, dénonce la poursuite des bombardements impliquant l’utilisation de drones dans les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23. Il affirme que plus de 50 personnes ont été tuées en deux semaines et appelle la communauté internationale à agir pour obtenir une cessation immédiate des hostilités.
Selon l’autorité territoriale, les bombardements ont provoqué un lourd bilan humain parmi les populations civiles. Femmes enceintes, élèves, enfants, déplacés internes et travailleurs humanitaires figurent parmi les victimes recensées depuis le début des frappes.
« Depuis que ces bombardements ont commencé il y a deux semaines, nous dénombrons déjà plus de 50 personnes tuées parmi lesquelles les femmes enceintes, les élèves, les enfants mineurs, les déplacés internes et même certains humanitaires. Nous avons dénombré des infrastructures routières, sanitaires, les bétails et les champs détruits », a déclaré Samy Kalonji.
L’administrateur indique que cette dégradation de la situation sécuritaire a provoqué d’importants mouvements de population. « Cette situation pousse une grande partie de la population à quitter leur milieu naturel, vers notamment les villages environnants de Mukera, Lumania, Kichula, Kananda et Barsebele. Une autre partie descend dans la ville voisine de Baraka », a-t-il expliqué.
Estimant que la crise humanitaire atteint un niveau alarmant, Samy Kalonji appelle à une mobilisation de la communauté internationale. « Nous appelons la communauté internationale à comprendre que la situation que la population du Sud-Kivu en général et celle du territoire de Fizi traverse est dramatique », a-t-il déclaré.
Il a également dénoncé ce qu’il considère comme une absence de réaction suffisante face à la détérioration de la situation. « Là où le bas blesse, c’est que cette même communauté internationale reste dans une sorte de complaisance », a-t-il ajouté, plaidant pour une intervention susceptible de conduire à l’arrêt immédiat des combats.
Ces déclarations interviennent alors que les affrontements entre les FARDC et le M23 se poursuivent dans plusieurs secteurs de l’est de la République démocratique du Congo, où les autorités locales continuent d’alerter sur les conséquences humanitaires des combats pour les populations civiles.


