Les déplacés Batwa, également appelés Pygmées, originaires de la province du Sud-Kivu et installés au camp de Humbwe, à Kabimba dans la province du Tanganyika, lancent un appel pressant aux autorités congolaises après la destruction de leurs huttes survenue la semaine dernière.
Ils disent vivre dans un climat d’insécurité permanent, marqué par des actes de discrimination et des menaces de mort.
Selon les victimes, plusieurs abris ont été détruits lors de cette attaque, aggravant davantage les conditions de vie déjà précaires de ces familles déplacées. Elles affirment craindre pour leur sécurité et celle de leurs enfants, estimant que leur appartenance à la communauté Batwa les expose à des traitements discriminatoires.
Les déplacés demandent aux autorités provinciales et nationales d’ouvrir une enquête afin d’identifier les auteurs de ces actes et de les traduire en justice. Ils plaident également pour des mesures de protection immédiates afin de prévenir de nouvelles violences.
Au-delà de l’enquête, ces familles sollicitent leur relocalisation vers un site jugé plus sûr, où elles pourront vivre à l’abri des menaces et accéder à une assistance humanitaire adéquate. Elles espèrent que leur appel sera entendu afin de retrouver des conditions de vie conformes à la dignité humaine.
Cette nouvelle alerte rappelle la vulnérabilité persistante des communautés déplacées en République démocratique du Congo, en particulier celle des Batwa, qui continuent de faire face à de multiples formes de marginalisation et d’insécurité.


